Bujumbura : un haut cadre de l’OBR en détention depuis plus de trois semaines
Adrien Ndayizeye, responsable de la région centre-est de l’Office Burundais des Recettes (OBR ) a été arrêté par le Service national de renseignements (SNR). Le motif de son interpellation n’est pas encore connu. Ses proches dénoncent le fait qu’il soit privé de toute visite. Il est détenu dans un cachot des renseignements dans la capitale économique Bujumbura. (SOS Médias Burundi)
Ce haut cadre du département d’enquête de l’OBR vaquait à ses activités quotidiennes dans son bureau à Gitega (capitale politique) le 12 janvier dernier lorsqu’il a reçu un appel d’un agent du Service national de renseignements pour « urgence ».
Lorsqu’il s’est rendu sur le point de rendez-vous, il a été conduit manu millitari dans le cachot du SNR à Bujumbura (ville commerciale à plus de 100 kilomètres) où il est incarcéré pour le moment , disent des témoins.
Selon une source proche du dossier, les mobiles de son interpellation ne sont pas connus.
« Il est privé de tout contact et toute visite », assure un de ses proches.
Ses proches dénoncent sa détention qu’ils jugent « arbitraire, en violation de toute procédure » . Ils disent craindre pour sa sécurité et réclament sa libération.
Adrien Ndayizeye milite pour le CNDD-FDD, le parti présidentiel. Originaire de la commune de Gishubi, en province de Gitega (centre du Burundi), il avait été recruté au sein de l’OBR sur passation d’examen .
Le porte-parole de l’office, Stany Ngendakumana confirme son arrestation mais dit ignorer les raisons et le lieu de détention de M. Ndayizeye.
You might also like
Cibitoke : pénurie d’eau au centre urbain de la province
L’eau manque cruellement au chef-lieu de la province Cibitoke (nord-ouest du Burundi). Depuis plus d’une semaine, aucune goutte dans les robinets. La population craint la résurgence des maladies des mains
Burundi : Norwegian Church Aid va fermer ses portes
D’origine norvégienne, l’organisation internationale a récemment annoncé la mesure à ses employés au Burundi. Elle explique qu’elle ne peut pas céder à la pression des autorités du Burundi qui exigent
Burundi : la Regideso incapable de satisfaire ses clients
Certains quartiers de la capitale économique Bujumbura ne sont plus alimentés en eau et électricité depuis belle lurette. Des citadins se plaignent qu’ils viennent de passer un mois à subir
