Affaire-Bunyoni : l’ancien premier ministre a été entendu en chambre de conseil
Ce sont des juges de la cour suprême qui ont écouté Bunyoni. L’audience s’est déroulée à la prison centrale de Gitega (capitale politique) où il est détenu depuis le 18 juillet dernier. La décision de la cour devrait être communiquée dans 72h, selon le code de procédure pénale de la petite nation de l’Afrique de l’est. (SOS Médias Burundi)
C’est vers 11h ce vendredi que l’équipe dirigée par le président de la cour suprême Emmanuel Gateretse a commencé à écouter l’ancien premier ministre Alain Guillaume Bunyoni. La sécurité avait été renforcée.
« Plusieurs policiers lourdement armés ont été mobilisés. Les activités ont été paralysées. Toutes les visites, les activités de réfection par l’office burundais en charge de l’habitat ont été suspendues », ont constaté des témoins.
Quelques journalistes de Gitega ont eu le courage de se rendre à la prison de province. La police a voulu les chasser mais le président de la cour suprême a tenu à leur rappeler qu’ils ont le droit à l’information.
« Seulement il nous a dit que nous devrions attendre le jour de l’audience publique pour avoir accès aux discussions comme il en est d’usage au Burundi, les chambres de conseil se déroulant à huis clos », a témoigné un confrère qui était sur les lieux, sous couvert d’anonymat.
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Une fille de l’ancien premier ministre Alain Guillaume Bunyoni avec un chauffeur et un agent de sécurité, a été obligée de se retirer à au moins 500 mètres de l’entrée principale de la maison d’arrêt.
« Bunyoni aura droit aux visites les lundi, mercredi et vendredi. Seuls ses enfants et sa femme sont autorisés à le visiter. Ils auront entre 5 et 15 minutes à s’entretenir avec lui », ont confié à SOS Médias Burundi des sources proches de la direction générale des affaires pénitentiaires.
Jeudi, deux autres hommes poursuivis dans le dossier Bunyoni, ont été envoyés à son ancienne prison à Ngozi (nord du pays). Il s’agit du colonel de police Désiré Uwamahoro, ancien commandant de la Brigade anti émeute et du colonel de police Samuel Destino Mpfumukeko, ancien représentant du service national des renseignements à Makamba (sud). Le premier avait passé une journée à être entendu dans la ville commerciale Bujumbura en compagnie de Côme Niyonsaba, l’ex ingénieur de l’ancien premier ministre.
En détention depuis début mai dernier, Alain Guillaume Bunyoni risque jusqu’à 30 ans de prison si les crimes qui lui sont reprochés sont prouvés.
Plusieurs organisations internationales et nationales de défense des droits humains ont demandé aux autorités burundaises de « garantir un procès équitable à M. Bunyoni ».
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Photo d’archives : Alain Guillaume Bunyoni, ancien premier ministre, détenu depuis le mois de mai 2023.
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