Nakivale (Ouganda) : lutte acharnée contre la malnutrition infantile
Les réfugiés du camp de Nakivale en Ouganda sont encouragés à multiplier de petits champs de légumes autour de leurs maisons pour diminuer des cas d’enfants mal nourris. Cette campagne est lancée après une étude alarmante sur des maladies liées à la malnutrition des enfants dudit camp. INFO SOS Médias Burundi
C’est une ONG Humanitaire et communautaire qui s’est donnée la mission de mener des sensibilisations et accompagnements, village après village pour réveiller la conscience des réfugiés sur les dangers de la malnutrition surtout chez les enfants de moins de cinq ans.
“Youth Impact For Community Empowerment, YICE”, se base sur une étude qui a été faite dans différents hôpitaux et postes de santé du camp de Nakivale. La dite étude a révélé que « plus de la moitié des enfants qui vont se faire soigner souffrent des maladies liées à la malnutrition, surtout à cause du manque de légumes dans leur alimentation quotidienne ».
L’’ONG s’est fixée l’objectif d’enseigner tous les ménages de réfugiés et de citoyens ougandais qui vivent au camp de Nakivale comment préparer une bonne nourriture équilibrée à base d’aliments disponisbles. Ensuite , elle procède à la conscientisation des gens à avoir de petits champs de légumes tout autour de leurs maisons.
« Plus de 3000 ménages ont déjà été atteints en moins de trois mois et tous détiennent pour le moment des espaces de diverses légumes chez eux. Il s’agit de champs de choux, des amarantes, des carottes, des betteraves… La culture de ces légumes n’exige pas assez de moyens ni d’espace, donc c’est juste un réveil de conscience et de volonté », soulignent des responsables de Youth Impact for Community Empowerment.
L’organisation doit aussi fournir aux réfugiés des grains ou germes de légumes et aménager des pépinières à cet effet. Elle contribue également quant à l’entretien de ces petits champs avec des pesticides nécessaires.
Les bénéficiaires s’en réjouissent. Les responsables sanitaires affirment quant à eux que l’impact est réel surtout dans les zones de Base-Camp et Juru où ce projet a débuté.
« Nous osons croire que d’ici peu, le nombre d’enfants qui souffrent des maladies liées à la malnutrition, et du coup à l’insécurité alimentaire pourra diminuer sensiblement vu les premiers résultats, car même pour le moment ce nombre tend à fléchir », disent-ils.
Le seul problème que soulèvent des réfugiés est le manque d’eau pour l’arrosage de ces petits champs de légumes.
Nakivale compte actuellement plus de 140 000 réfugiés dont plus de 33 000 Burundais.
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