Kakuma (Kenya) : trois réfugiés burundais agressés
Ces Burundais ont été découverts depuis samedi dernier, au petit matin ou dans la nuit. Des inconnus s’attaquent à ces Burundais quand ils rentrent le soir. Des réfugiés burundais demandent à la police de redoubler plus de vigilance pour assurer leur sécurité. (SOS Médias Burundi)
Deux jeunes ont été retrouvés agonisant, dimanche matin. L’un d’entre eux se prénomme «Donatien ». Il habite Kakuma IV, zone 2 bloc 5.
« Ils ont été agressés dans la nuit de samedi dernier, sur la route menant vers le lieu communément appelé ‘Seven’. N’eut été l’intervention des passants qui les ont aperçus, ils allaient succomber à leurs blessures », racontent des témoins. Les deux victimes avaient des lésions sur tout le corps.
Le troisième, surnommé « Buzoya », habite Kakuma III, Bloc 11. Il a été retrouvé lundi.
«Il était allongé sur le tronçon qui mène vers le lieu-dit ‘Burundian market’, non loin d’un cimetière, grièvement blessé au niveau de la tête », apprend-on.
Ils sont tous admins à l’hôpital central de Kakuma pour des soins intensifs.
Des réfugiés burundais soupçonnent des Soudanais « qui circulent la nuit avec des machettes, des lances et des gourdins ». Ils ont saisi la police pour faire des enquêtes mais n’espèrent pas grand-chose.
«Ce n’est pas la première fois que de tels incidents se soient produits, et la police en est informée mais ne fait rien. Des fois même, nous leur donnons des noms des présumés coupables mais personne n’est inquiété ! », se désolent certains leaders communautaires burundais.
La police affirme qu’elle va redoubler d’efforts, mais demande aux réfugiés « de ne plus rentrer tard » et de « veiller aussi à leur propre sécurité ».
Le camp de Kakuma est régulièrement le théâtre d’incidents criminels qui emportent souvent des vies humaines, et d’après des réfugiés, ce sont des ressortissants dits des Grands-Lacs d’Afrique à savoir les Burundais, Congolais et Rwandais qui sont plus visés.
Aucune semaine ne se passe sans que de tels cas soient rapportés, ce qui inquiète des réfugiés qui soupçonnent la complicité des gardiens civils et des éléments de la police dans ce qu’ils qualifient de « vols organisés ».
Kakuma compte plus de 200.000 réfugiés dont plus de 25 mille Burundais.
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Photo d’archives : un réfugié burundais blessé par des inconnus au camp de réfugiés de Kakuma
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