Makamba : menace de maladies des mains sales au marché principal

Makamba : menace de maladies des mains sales au marché principal

Des vendeuses de fruits au marché de Makamba (sud du pays) disent craindre de contracter des maladies liée à l’insalubrité, tout comme leurs clients.Le dépotoir des ordures de ce marché à côté des étalages de fruits n’est pas évacué à temps et des personnes viennent s’y soulager, ce qui provoque un amoncellement de déchets et une odeur nauséabonde. (SOS Médias Burundi)

Selon des vendeuses de fruits au marché du chef-lieu de la province Makamba, des maladies des mains sales peuvent s’attaquer à elles et à leurs clients si rien n’est fait.

« On est exposé à toute sorte de maladies des mains sales. On pratique nos commerces à côté du dépotoir des déchets », déplorent des femmes en train de vendre des bananes mûres et des avocats.

Selon ces femmes, non seulement les ordures ne sont pas évacuées à temps, mais des marchands et des passants s’y soulagent.

« Nous sommes exposées, nous, nos enfants et nos clients aux maladies des mains sales mais aussi aux maladies respiratoires suite à ces ordures. Certains marchands viennent se soulager dans ce dépotoir qui dégage une odeur nauséabonde, alors que nous y restons du matin au soir dans le cadre de nos commerces », signalent des commerçantes, certaines avec leurs enfants aux dos.

Des vendeuses étalent des fruits non loin d’un dépotoir dans le quartier Nyaburumba au chef-lieu de Makamba, août 2024 © SOS Médias Burundi

Pourtant, ces femmes disent s’être acquittées d’une taxe annuelle de 10000 francs burundais, en plus de la taxe journalière de 500 francs, réservée au marché. Ce qui, pour elles, devrait leur garantir de travailler dans de bonnes conditions.

Elles accusent les responsables du marché de les avoir chassées de ce marché central pour les placer au marché du quartier Nyaburumba.

Dans ce marché, elles déplorent qu’en plus du manque d’hygiène, elles trouvent difficilement des clients. Elles demandent d’être relocalisées.

« On vit de ce commerce au quotidien pour nourrir nos familles, qu’on nous laisse exercer tranquillement nos commerces. Que l’administration du marché nous donne une autre place à côté de ce marché puisqu’on y vend mieux grâce à une grande fréquence de clients », lancent en colère des commerçantes.

Les responsables des services techniques du marché indiquent que « la place dans laquelle ces mamans exercent leurs commerces n’était pas destinée au commerce ».

Ils expliquent qu' »elles ont été transférées au nouveau marché de Nyaburumba mais elles ont refusé d’y rester ».

Ils leur conseillent toutefois de signaler chaque fois que les ordures débordent dans ce dépotoir et de dénoncer quiconque s’y soulage pour qu’il/elle soit puni/e conformément à la loi.

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Photo : Un enfant de la rue se tient dans une partie du dépotoir qui menace les commerçantes au quartier Nyaburumba, août 2024 © SOS Médias Burundi

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