Burundi : le CNC interpelle les autorités à mieux collaborer avec les journalistes pour un meilleur développement du pays

Burundi : le CNC interpelle les autorités à mieux collaborer avec les journalistes pour un meilleur développement du pays

Le Conseil National de la Communication (CNC) promet de dialoguer avec les autorités du pays pour les encourager à parler aux journalistes. La présidente du CNC a indiqué que sur base des lamentations des professionnels des médias, cet organe vise à mettre fin à des mésententes qui surgissent souvent entre les deux groupes. Elle l’a déclaré ce jeudi. (SOS Médias Burundi)

Lors de la présentation du rapport annuel 2023-2024 ce jeudi, la présidente du CNC a rappelé qu’il existe des journalistes qui ne font pas le métier professionnellement, d’où une réticence de certaines autorités à s’ouvrir aux médias.

« Vous savez, il y a des gens qui ont peur de s’exprimer car ils ne savent pas réellement comment l’information sera traitée. Des fois, les journalistes déforment l’information qui leur est donnée », a accusé Espérance Ndayizeye.

Toutefois, la présidente de l’organe régulateur burundais a rassuré les médias qu’il est prévu des rencontres avec différentes autorités à la base pour leur expliquer « le bien fondé de partager des informations utiles pour le développement du pays ».

« Nous devons discuter pour que chacun comprenne son rôle. C’est surtout avec les responsables des médias de l’intérieur (les provinces autres que la capitale économique Bujumbura) du pays car ils sont souvent victimes de cette mésentente », a-t-elle ajouté.

La présidente du CNC est confiante que ce cadre de dialogue va apporter un changement dans l’exercice du métier de journalisme au Burundi. Elle remercie les journalistes pour leur professionnalisme remarquable et les appelle à traiter plutôt des sujets ayant un caractère d’intérêt public.

Ces derniers temps, plusieurs correspondants de médias locaux ont été harcelés, tabassés et mis en détention par des responsables de la police ou de l’administration, leurs matériels saisis ou confisqués sans raison valable.

Dans la plupart de provinces, l’accès aux sources d’information est conditionné par une autorisation préalable des autorités locales.

Souvent mis dans « le paquet des ennemis du pays », les journalistes burundais, même ceux de la presse gouvernementale dans certaines situations, font souvent objet de menaces verbales.

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Photo : des journalistes burundais en train de couvrir un événement dans la ville commerciale Bujumbura © SOS Médias Burundi

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