Photo de la semaine – Cinq élèves du Green Hills International College incarcérés à la prison centrale de Gitega
Cinq élèves du Green Hills International College, situé au centre-ville de Gitega, la capitale politique du Burundi, ont été incarcérés depuis jeudi 30 octobre à la prison centrale de Gitega. Une décision judiciaire jugée soudaine et sévère, qui provoque une vive émotion au sein des familles et de la communauté scolaire.
Rencontrés par la presse, les parents de ces élèves, encore en âge scolaire, se disent choqués et profondément attristés par cette décision.
Ils affirment que les engagements pris d’un commun accord avec les responsables de l’école, la police et l’administration n’ont pas été respectés.
« Nous avons accompli toutes les démarches nécessaires pour que nos enfants puissent rester libres pendant la poursuite des enquêtes. Mais contre toute attente, ils ont été arrêtés et envoyés en prison », déplore un parent d’élève.
Des faits de vandalisme à l’origine de l’affaire
Pour rappel, les cinq élèves avaient été arrêtés le 25 octobre dernier après avoir détruit des caméras de surveillance, saccagé un téléviseur de grande taille et endommagé plusieurs portes et fenêtres de bureaux.
Selon des sources proches de l’établissement, ces actes auraient été commis sous l’effet de la drogue, ce qui aurait aggravé la situation.
Un engagement de réparation resté sans effet
Les parents rappellent qu’ils s’étaient engagés à payer la somme de 89 millions de francs burundais (FBu), correspondant à la valeur totale des biens détruits, vandalisés, brûlés et pillés.
En contrepartie, les autorités auraient promis de laisser les élèves en liberté provisoire le temps que les enquêtes suivent leur cours.
« Nous ne comprenons pas pourquoi nos enfants ont été incarcérés alors que nous avons accepté de payer les dégâts », ont-ils ajouté, appelant les responsables de l’école et le procureur de la République de Gitega à honorer leurs promesses.
Une affaire qui suscite débat
Cette affaire, mêlant violence scolaire, consommation de drogue et responsabilité institutionnelle, suscite de nombreuses réactions à Gitega.
Des observateurs appellent à une solution équilibrée, tenant compte à la fois de la gravité des faits et de la nécessité de donner une seconde chance à ces jeunes élèves.
Signalons enfin que 14 autres élèves, parmi les 19 arrêtés au lendemain du scandale, restent détenus au cachot du commissariat de la police de Gitega.
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Photo : des élèves de Green Hills International College dans une salle informatique de l’établissement. Cinq élèves du même établissement ont récemment été incarcérés à la prison centrale de Gitega. © Green Hills International College / SOS Médias Burundi
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