Ngozi : privés d’eau potable, plus de 800 internes contraints de chercher de l’eau dans les marais
SOS Médias Burundi
Ngozi, 2 octobre 2026 — Plus de 800 élèves internes du Lycée Don Bosco, un établissement sous convention catholique situé en commune Ngozi, dans la province de Butanyerera, dans le nord du Burundi, sont contraints de se rendre dans les marais à la recherche d’eau pour leurs besoins quotidiens. Cette pénurie perturbe leurs études et complique le respect des règles d’hygiène, alors que des activités de sensibilisation contre le choléra, Ebola et le Mpox sont menées dans les établissements scolaires du pays.
Des élèves contraints de chercher de l’eau dans les marais
La situation est particulièrement préoccupante pour les internes de cet établissement scolaire. Selon leurs témoignages, certains doivent se rendre chaque après-midi dans les marais pour puiser l’eau nécessaire à leurs besoins quotidiens.
Cette corvée perturbe leur programme scolaire et réduit le temps qu’ils pourraient consacrer à la révision des cours.
« Chaque après-midi, nous devons aller chercher de l’eau dans les marais. Cela nous fait perdre beaucoup de temps que nous devrions consacrer à nos études et à la révision des cours », déplorent des élèves.
Au-delà des conséquences sur leur apprentissage, les apprenants évoquent également des difficultés d’hygiène. Le manque d’eau complique notamment le lavage régulier des mains et l’assainissement des installations sanitaires dans cet internat qui accueille plus de 800 élèves.
Une pénurie d’eau au moment d’une campagne de prévention sanitaire
Le problème a été soulevé mardi lors du lancement, à Ngozi, des activités de sensibilisation en milieu scolaire sur la prévention du choléra, de la maladie à virus Ebola et du Mpox.
L’accès à l’eau potable et aux installations d’hygiène constitue un élément essentiel de la prévention des maladies infectieuses, particulièrement dans les établissements scolaires accueillant de nombreux élèves.
Pour les internes du Lycée Don Bosco, le contraste est manifeste : ils sont sensibilisés à l’importance des mesures d’hygiène pour se protéger contre les maladies contagieuses, alors que leur établissement manque d’eau pour les appliquer convenablement.
Une promesse de solution
Les élèves ont profité de la présence de la Première Dame du Burundi, Angeline Ndayishimiye, pour lui faire part de leurs difficultés liées au manque d’eau.
S’adressant aux apprenants, elle les a exhortés à prendre au sérieux les conseils de prévention afin de protéger leur santé et de préserver leur avenir.
« Pensez à votre avenir en vous prévenant contre ces maladies », leur a-t-elle recommandé.
Concernant le problème d’approvisionnement en eau, Angeline Ndayishimiye a indiqué qu’elle ferait tout son possible pour contribuer à trouver une solution.
L’eau, un enjeu pour les études et l’hygiène
La résolution de cette pénurie permettrait non seulement d’améliorer les conditions d’hygiène au sein de l’internat, mais également de réduire le temps consacré par les élèves à la recherche d’eau.
Les apprenants pourraient ainsi consacrer davantage de temps à leurs études et appliquer plus facilement les mesures de prévention contre le choléra, Ebola et le Mpox qui leur sont enseignées.
La situation du Lycée Don Bosco place ainsi l’accès à l’eau potable au cœur des préoccupations sanitaires et éducatives des élèves internes de cet établissement de la commune Ngozi, dans la province de Butanyerera.
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Photo : des élèves dans la cour intérieure du lycée Don Bosco, où le manque d’eau potable complique le quotidien scolaire. © DR/SOS Médias Burundi
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