Kakuma : face aux intempéries annoncées, les réfugiés dénoncent leur vulnérabilité
SOS Médias Burundi
Kakuma, 7 octobre 2026 — L’inquiétude monte dans le camp de réfugiés de Kakuma, dans le nord-ouest du Kenya, à l’approche de fortes intempéries annoncées pour les prochains jours. De fortes pluies accompagnées de grêle, de vents violents et d’orages sont prévues, faisant craindre des inondations et mettant en lumière, selon des réfugiés, la vulnérabilité des habitations et de certaines infrastructures du camp.
Face aux prévisions météorologiques, l’administration de Kakuma a commencé à sensibiliser les réfugiés aux risques liés aux intempéries. Des messages d’alerte sont diffusés par haut-parleurs dans les différentes zones et villages du camp, dans les langues parlées par les communautés de réfugiés.
Les habitants sont appelés à prendre des précautions et à se préparer à d’éventuelles fortes pluies et inondations. Mais ces messages suscitent également de l’inquiétude parmi les familles, qui estiment que certaines infrastructures ne sont pas suffisamment adaptées pour faire face à un épisode météorologique intense.
La sécurité des enfants inquiète particulièrement les parents. Plusieurs familles redoutent notamment les déplacements des enfants vers les établissements scolaires, certains itinéraires passant par des vallées, des zones en contrebas ou de grands caniveaux.
En cas de fortes précipitations, ces passages pourraient rapidement devenir difficiles, voire dangereux, selon des habitants. Certains parents envisagent déjà de garder leurs enfants à la maison pendant les journées où les conditions météorologiques seront les plus difficiles.
« Nous avons peur pour nos enfants. S’ils doivent traverser les vallées et les caniveaux pendant de fortes pluies, nous ne savons pas ce qui pourrait leur arriver », témoigne un parent réfugié.
Les habitations au cœur des inquiétudes
Les logements constituent un autre sujet de préoccupation. Plusieurs réfugiés affirment que leurs habitations sont fragiles et pourraient ne pas résister à de fortes pluies accompagnées de vents violents.
Dans cette région aride du nord-ouest du Kenya, où les précipitations sont généralement limitées, les habitants redoutent les conséquences d’un épisode météorologique exceptionnellement intense. Ils craignent notamment des inondations, l’endommagement ou l’effondrement de certaines habitations ainsi que des difficultés d’accès aux services essentiels.
Des réfugiés demandent au Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et aux autorités kényanes de renforcer rapidement les mesures de prévention et de protection.
Ils souhaitent notamment que Kakuma et son extension de Kalobeyei bénéficient d’une attention particulière, compte tenu des risques liés aux fortes précipitations. Ils demandent également la sécurisation des principaux passages empruntés quotidiennement par les enfants et les autres habitants, notamment autour des vallées et des grands caniveaux.
Une population particulièrement exposée
Kakuma se trouve dans une région caractérisée par un climat aride. Selon des réfugiés interrogés, certaines zones n’auraient pas connu de précipitations significatives depuis environ un an.
Si les prévisions météorologiques se confirment, l’arrivée de fortes pluies pourrait donc provoquer un changement brutal des conditions et mettre à rude épreuve des infrastructures installées dans un environnement essentiellement sec.
Le camp de Kakuma et son extension de Kalobeyei accueillent une importante population de réfugiés. Selon des estimations avancées par des habitants, elle dépasserait 200 000 personnes, dont environ 9 000 Burundais.
Alors que les intempéries annoncées approchent, les réfugiés demandent que les mesures de prévention soient renforcées avant l’arrivée des premières fortes pluies. Pour eux, l’enjeu est d’éviter que des infrastructures jugées vulnérables et des voies de passage à risque ne se transforment en pièges pour une population déjà particulièrement exposée.
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Photo : Un rassemblement de réfugiés dans le camp de Kakuma, dans le nord-ouest du Kenya. Les occupants craignent les conséquences des fortes intempéries annoncées pour les prochains jours. © SOS Médias Burundi
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