Kakuma : deux réfugiés burundais morts en une semaine, la communauté sous le choc
SOS Médias Burundi
Bujumbura, 18 octobre 2026 — La communauté burundaise du camp de réfugiés de Kakuma, dans le nord-ouest du Kenya, est en deuil après la mort de deux de ses membres en l’espace d’une semaine. Le premier aurait été battu à mort lors d’un différend lié au paiement de son salaire sur un site d’extraction minière situé près du camp, tandis que le second, responsable d’une Église pentecôtiste, a succombé à ses blessures après une agression. Les circonstances exactes de ces deux décès restent à éclaircir.
Le premier décès aurait eu lieu au début de la semaine sur un site d’extraction minière situé non loin du camp de Kakuma.
Selon des sources contactées par SOS Médias Burundi, la victime aurait été mortellement battue à la suite d’un différend concernant le paiement de son salaire. Une altercation l’aurait opposée à son patron avant que la situation ne dégénère.
« Une bagarre aurait éclaté entre la victime et son patron à propos du paiement du salaire, avant que la victime ne soit battue à mort », rapportent ces sources.
Les circonstances précises de cette altercation restent à établir. Les informations disponibles ne permettent pas non plus de déterminer si une enquête a été ouverte ni si des personnes ont été interpellées dans le cadre de cette affaire.
Un responsable religieux succombe après une agression
La seconde victime était également un ressortissant burundais. Il dirigeait l’une des Églises pentecôtistes fréquentées par les réfugiés burundais.
Selon les informations recueillies, il aurait été agressé par des individus présentés comme des criminels alors qu’il rentrait chez lui, à Kisumu, une ville située sur les rives du lac Victoria, dans l’ouest du Kenya.
Grièvement blessé, il a été transporté dans un établissement hospitalier à Eldoret, une autre ville de l’ouest du Kenya, située au nord-est de Kisumu. Il y a succombé à ses blessures jeudi dernier, selon les mêmes sources.
Le défunt laisse derrière lui une veuve et des enfants. Sa disparition constitue une lourde perte pour sa famille et pour la communauté religieuse dont il avait la charge.
Les circonstances précises de l’agression, de même que l’identité des auteurs présumés et leurs éventuels mobiles, restent à clarifier.
La communauté burundaise réclame davantage de sécurité
Ces deux décès en l’espace de quelques jours suscitent une vive émotion parmi les réfugiés burundais de Kakuma. Face à ces drames, des membres de la communauté appellent les autorités compétentes à renforcer les mesures de sécurité et à faire la lumière sur les circonstances des deux affaires.
Ils demandent notamment que les violences soient prises au sérieux, que les faits soient établis et que les éventuels responsables soient traduits en justice. Ils souhaitent également que la protection des réfugiés soit renforcée, aussi bien dans le camp que dans les zones environnantes où certains d’entre eux vivent ou exercent des activités.
Situé dans le nord-ouest du Kenya, le camp de Kakuma abrite plus de 200 000 réfugiés de différentes nationalités, dont près de 7 000 Burundais, selon les chiffres du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
Pour la communauté burundaise, ces deux morts ravivent les inquiétudes concernant la sécurité des réfugiés et la nécessité de prévenir de nouvelles violences. Les circonstances de ces drames doivent désormais être établies afin que les familles puissent connaître la vérité et que les responsabilités éventuelles soient déterminées.
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Photo : Un rassemblement de réfugiés de plusieurs nationalités dans le camp de Kakuma, au nord-ouest du Kenya, pour réclamer l’accès à la ration alimentaire et à l’eau potable. Deux réfugiés burundais sont morts en l’espace d’une semaine, suscitant l’émotion et ravivant les inquiétudes au sein de la communauté burundaise. © SOS Médias Burundi
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