TORTURE AU SNR : UNE VICTIME TÉMOIGNE DE SÉVICES EXTRÊMES


Burundi SNR torture


Au lendemain des révélations de l’Aprodh (association de défense des Droits de l’homme) sur des cas de tortures recensés ces dernières semaines au Burundi, nous avons rencontré l’une des victimes qui a accepté de partager son témoignage. (SOS Médias Burundi)


Cette personne âgée de plus de cinquante ans vit désormais cachée, tout comme ses proches. Il s’agit pour eux de fuir la terreur, la barbarie.
Son effroyable épreuve débute avec une interpellation par des agents du SNR (service du renseignement burundais). Ces derniers lui reprochent de former « militairement » des jeunes.
Le calvaire va durer une semaine. La torture se déroule du 25 juin au 1er juillet dans la capitale Bujumbura, au sein des bureaux de la « Documentation », non loin de la cathédrale Régina Mundi.

On l’a obligé à s’asseoir dans une flaque d’acide de batterie de voiture. Ses testicules ont été suspends à un bidon de cinq litres rempli de sable.

Il raconte qu’il a tenté de manger, en vain. Une fois, son assiette de haricots et de riz était trop sale et pleine de petites Pierre’s. Durant sa détention, il est resté isolé. Sauf le dernier jour. Des gens arrêtés à Mutakura – ils étaient huit – sont venus partager sa pièce. Ayant perdu pas moins de 20 kilos, l’homme est parvenu à s’enfuir de l’enfer. En profitant d’une coupure d’électricité et de l’absence des agents du SNR occupés à transférer le groupe de Mutakura.