Nduta (Tanzanie) : le retour de plusieurs responsables du camp inquiète les réfugiés burundais


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Des réfugiés parlent d’une nouvelle stratégie de rapatriement forcé. Dans une seule semaine, au moins cinq chefs de zone ont regagné le Burundi. Un phénomène qui incite d’autres réfugiés à rentrer. (SOS Médias Burundi)

D’après des réfugiés, à part que la majorité de ceux qui regagnent le Burundi sont des membres du parti CNDD-FDD. D’autres cèdent face aux menaces des gouvernements tanzanien et burundais.

Selon toujours ces Burundais, dans le but de rapatrier de gré ou de force le maximum de réfugiés burundais de la Tanzanie, les deux pays usent de nouvelles stratégies. Il s’agit entre autres des menaces à l’encontre des représentants des réfugiés qui finissent par céder.

Plus de cinq chefs de zones ont déjà choisi le chemin du retour en moins d’une semaine. Des réfugiés considèrent que c’est une forme de stratégie qui consiste à passer par le sommet pour inciter le reste à rentrer.

La chef de zone 1, en même temps représentante d’autres chefs de zones du camp est récemment rentrée. Son suppléant de la zone 11 qui avait appelé les autres à rentrer à l’occasion de la journée mondiale des réfugiés, lui aussi vient de prendre le chemin du retour. Le chef de zone 6 est lui aussi déjà retourné au pays. Il se pourrait même que les chefs des zones 5 et 9 soient déjà arrivés au Burundi

Des réfugiés de Nduta

Plusieurs s’inquiètent de ce phénomène à Nduta. Ils regrettent que cette stratégie s’ajoute à celle de l’insécurité dans les camps.

« De multiples attaques à main armée se sont multiplées ces derniers jours à Nduta par des gens du Service National de Renseignements burundais, des tortures, des intimidations et autres abus et exactions », soulignent ces Burundais.

Le camp de Nduta abrite pour le moment plus de 88 000 réfugiés burundais. Environ 3 000 ont été rapatriés par le Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR) depuis le début de cette année.