Rutovu (Bururi) : deux membres du parti CNL sous les verrous depuis près d’une semaine


CNL Congrès National pour la Liberté Burundi

Les prénomés Felix et Fidèle, enseignants à l’Ecofo (Ecole Fondamentale) Ngabwe et Kiyonza et membres du parti Congrès National pour la Liberté dans la zone de Muzenga (commune de Rutovu, province de Bururi, Sud du pays) sont détenus depuis samedi dernier au cachot de la police au chef-lieu de la province. (SOS Médias Burundi)

Ils sont soupçonnés par les autorités administratives d’être à l’origine d’une attaque menée à l’antenne de Lumitel (une compagnie de télécommunication) sur la colline Ngabwe le 27 juin.

Des inconnus avaient lancé deux grenades à cet endroit.

Les deux hommes rejettent les accusations et nient toute implication dans cette attaque.

Leurs proches font savoir qu’ils seraient victimes d’avoir quitté le parti CNDD-FDD pour réintégrer le parti CNL.

Des sources proches du dossier affirment qu’il n’y a pas d’éléments incriminant les deux enseignants.

Ce jeudi, lors d’une réunion de sécurité tenue à Bururi, un officier de police a été également entendu par les autorités administratives. Le prénommé Antoine avait été convoqué pour être interrogé au sujet de réunions à caractère politique qu’il tiendrait à Gasanda.

Les autorités le soupçonnent de recruter pour le compte du parti CNL.

Une source qui était présente dans la réunion confie que l’officier a nié ces allégations.

Des membres du CNL craignent de manifester leur appartenance à ce parti pour éviter d’être malmenés, selon des sources locales.