Cibitoke : manque criant d’essence, des policiers accusées de fraude

Cibitoke : manque criant d’essence, des policiers accusées de fraude

Sur cinq stations que compte la province de Cibitoke (Nord-Ouest du pays), une seule sert de l’essence et du gasoil depuis un mois. En conséquence, une augmentation du prix des tickets de transport. (SOS Médias Burundi)

Arrivé au chef-lieu de la province de Cibitoke, une seule station distribue de l’essence sur les 5 stations depuis un mois. Des véhicules et des motos y font la queue. On observe une longue file d’attente.

Un chauffeur rencontré à cette station d’Interpetrol au chef-lieu de la province dénonce des pratiques de la police.

« Les policiers nous obligent à donner un pot de vin pour avoir du carburant », déplore-t-il.

Un motard affirme que des policiers profitent de la carence pour aller revendre le carburant au marché noir.

« Il y a des autorités policières qui vendent ce carburant au marché noir », se lamentent les propriétaires des véhicules et des motos.

« On ne comprend pas comment nous manquons d’essence alors que des policiers en ont en suffisance jusqu’à en vendre au marché noir », précise un propriétaire.

Au marché noir, un litre d’essence s’achète actuellement entre 4 000 FBu et 4 500 FBu. Le prix officiel est de 2 340 FBu. Les prix du ticket de transport ont augmenté. Le trajet Cibitoke-Bujumbura qui était facturé à 3 500 peut grimper jusqu’à 6 000 FBu pour le moment.

Contacté, le commissaire provincial de la police à Cibitoke promet des sanctions aux chauffeurs qui haussent les prix des tickets de transport.

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