Nyanza-Lac (Makamba) : mésentente entre les résidents et les rapatriés

Nyanza-Lac (Makamba) : mésentente entre les résidents et les rapatriés

Certains résidents (ceux retrouvés sur place par les rapatriés) et rapatriés de la commune de Nyanza-lac se regardent en chiens de faïence ces derniers jours. Les rapatriés refusent de se conformer aux décisions de la Commission Nationale des Terres et autres Biens (CNTB). (SOS Médias Burundi)

À l’origine, un groupe de rapatriés a battu sérieusement un jeune résident en train de récolter les noix de palme. Les faits se sont produits le 1er juillet, sur la colline Buheka de la commune de Nyanza-Lac.

Selon les habitants de cette colline, les résidents ont voulu se faire justice, mais l’administration et la police sont vite intervenues pour arrêter deux rapatriés suspectés. Ils ont été par après libérés.

Les administratifs et les résidents accusent Claver Sabushimike , premier substitut du procureur de la République en province de Makamba de travailler à la solde des rapatriés. C’est lui qui a décidé la libération de deux rapatriés accusés de coups et blessures avant même la décision de la chambre de conseil du tribunal de Grande Instance de Makamba.

Ils l’accusent d’avoir délivré six mandats d’arrêt contre des résidents au lieu de poursuivre les auteurs. Trois personnes dont une veuve et deux imbonerakure (jeunes affiliés au parti CNDD-FDD) ont été interpellés ce mardi. Ils sont gardés au cachot du commissariat communal de police à Nyanza-Lac.

Le magistrat est accusé de corruption. À 5 reprises, la CNTB a tranché en faveur d’une famille des résidents.

Les habitants et administratifs à la base sur la colline Buheka demandent aux autorités administratives et aux cadres de la CNTB de suivre de près ce dossier.

Les activités de la CNTB avaient été suspendues début 2015 sur demande des députés et sénateurs élus dans la province de Makamba suite aux affrontements entre résidents et rapatriés dans toutes les communes de cette province.

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