Nord du Burundi : les administratifs réticents à l’ouverture des permanences du parti CNL
Le parti d’Agathon Rwasa peine à ouvrir ses permanences à cause du refus des autorités administratives. Des leaders du parti Congrès National pour la Liberté déclarent ne pas se lasser malgré divers blocages administratifs.
Le parti CNL n’a pas encore trouvé de maison pour sa permanence en province de Muyinga. « Les efforts déployés pour avoir une adresse sont torpillés par l’ingérence de responsables du parti au pouvoir », indique un leader du CNL.
Il y a deux jours, deux militants prêts à signer un contrat de location d’une permanence à Butihinda ont été arrêtés puis conduits à la permanence du CNDD-FDD. Selon des sources locales, ils ont été battus par des membres du parti CNDD-FDD.
Le propriétaire de la maison a été intimidé et a renoncé à céder son immeuble.
En début du mois, l’administrateur de Ngozi s’est opposé à l’ouverture de la permanence du parti CNL en zone de Ngozi rurale. L’autorité a indiqué qu’il est inconcevable d’avoir un bureau au niveau de la zone sans l’aval au niveau communal.
En commune de Mwumba, zone de Buye, des militants CNL en quête d’immeuble à louer ont été interpellés par le chef de zone, apprend-on de sources locales.
En province de Kirundo, l’autorité provinciale a autorisé l’ouverture d’une permanence au niveau provincial mais des membres du CNL ont du mal à implanter les permanences communales.
« Les autorités locales très zélées s’interposent », indique un responsable du CNL à Kirundo citant le cas de la commune de Bwambarangwe où l’administrateur est accusé d’avoir refusé à ce parti l’ouverture de son adresse trois fois consécutives.
L’opposition réclame l’apaisement du climat politique sur terrain pour bien se préparer aux échéances électorales de 2020.
Les administratifs annoncent prendre des balises pour asseoir l’ordre et s’acheminer paisiblement vers les élections.
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