La Ligue Iteka a documenté 576 cas d’enlèvement et/ou disparitions forcées dont 41 cas de personnes réapparues depuis 2015


En cette journée internationale des victimes de disparition forcée, la Ligue Iteka dit se joindre aux familles des victimes de ce phénomène qui selon elle, se comptent par milliers. Dans un communiqué sorti à cette occasion, elle recommande notamment au gouvernement burundais de  prendre des mesures conséquentes pour lutter contre ces disparitions forcées et collaborer avec les mécanismes des Nations Unies qui militent en faveur de la justice équitable. (SOS Médias Burundi)

La Ligue Iteka dit avoir déjà documenté 576 cas d’enlèvement et/ou disparitions forcées dont 41 cas de personnes réapparues dans son bulletin hebdomadaire.

Au cours des huit derniers mois, cette organisation qui milite pour les droits de l’Homme a documenté 34 cas de disparitions forcées et 11 personnes réapparues. 

La Ligue Iteka salue le travail des mécanismes des Nations Unies qui militent en faveur de la lutte contre l’impunité et leur demande de poursuivre son travail des dossiers des disparitions forcées ou involontaires sur le Burundi.

Elle recommande au Gouvernement du Burundi de prendre des mesures conséquentes pour lutter contre ces disparitions forcées.

« Le gouvernement doit également collaborer avec les mécanismes des Nations Unies qui militent en faveur de la justice équitable, » estime-t-elle.

À la CPI, l’organisation demande d’accélérer les enquêtes et procéder aux inculpations qui s’imposent.