Le trafic de femmes et filles burundaises vers les pays arabes continue (ministère de la sécurité)

Le trafic de femmes et filles burundaises vers les pays arabes continue (ministère de la sécurité)

Les députés burundais se montrent inquiets quant au  mouvement de jeunes filles burundaises qui continuent de prendre  le chemin vers les pays du Golf à la quête du travail. Ce qui les préoccupe beaucoup, c’est la violation de leurs droits une fois arrivées à destination. Certaines d’entre elles disent qu’elles ne reçoivent pas de salaire, sont violées par leurs patrons ou des proches de leurs employeurs. D’autres affirment être obligées de travailler 24/24 h et privées de nourriture.(SOS Médias Burundi)

Lors d’une séance de questions orales à l’endroit du ministre de la sécurité publique ce jeudi 10 octobre, les élus du peuple ont fait savoir que le mouvement de jeunes filles burundaises qui partent dans les pays arabes fait toujours parler de lui. «Nous avons  entendu que certaines filles sont maltraitées dans ces pays bien que d’autres y gagnent de quoi faire vivre leurs familles», ont-ils dit.

Un député a signalé que les mesures de contrôle très strict instaurées à l’aéroport international Melchior Ndadaye ( Bujumbura) n’empêchent pas les jeunes femmes de partir en masse. « Elles partent au Kenya. Après un séjour, elles y trouvent des documents pour continuer le trajet », a informé Jean Bosco Muhungu.

Outre des jeunes filles, beaucoup de garçons partent ces derniers jours au Quatar comme main d’œuvre pour la construction des stades qui vont accueillir le mondial de 2022, a confirmé le président de l’Assemblée Nationale, Pascal Nyabenda.

Plusieurs députés plaident pour la mise en place d’un cadre  permettant un échange de main d’œuvre légal.

Le ministre de la sécurité, Alain Guillaume Bunyoni fait savoir que la police a ses limites dans la lutte contre ce phénomène. «Nous collaborons avec les polices de l’Ouganda et de la  Tanzanie, deux pays qui restent les principaux points de départ de ces filles. Nos moyens restent limités pour empêcher le phénomène », a-t-il expliqué.

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