Ouganda: Les réfugiés burundais privés du droit de communication

Ouganda: Les réfugiés burundais privés du droit de communication

L’agence nationale ougandaise chargée de la régulation des communications a récemment suspendu l’enregistrement des cartes de téléphones portables des réfugiés utilisant les documents de voyage ou le statut de réfugiés offerts par l’OPM, Bureau du premier ministre Ougandais. Les burundais se disent lésés par cette décision. (SOS Médias Burundi)

L’agence nationale ougandaise chargée de régulation des communications explique qu’il y a des gens mal intentionnés qui utilisent les téléphones enregistrés sur des noms des réfugiés pour attenter à l’ordre public. D’autres encore, ajoute cette agence, ont fraudé des documents de voyage des réfugiés pour se procurer des cartes de téléphones mobiles pour des raisons non encore connues.

Cette agence promet que le processus d’octroi des lignes téléphoniques aux réfugiés et demandeurs d’asile sera plutôt revu avec plus de rigueur. En attendant, cette agence a suspendu la vente des cartes pour les nouveaux demandeurs, depuis la semaine dernière.

Les réfugiés burundais se disent lésés par cette décision.

C’est le cas d’un réfugié burundais qui a perdu son téléphone et qui s’est présenté dans une compagnie de téléphonie mobile pour acheter une ligne.

“Au lendemain de la décision, je me suis rendu chez Airtel pour acheter une nouvelle carte Sim  parce que j’avais perdu l’autre. Les agents d’Airtel  m’ont signifié qu’il faut attendre un nouvel ordre de l’autorité de régulation. Imaginez avoir un téléphone sans pouvoir communiquer,” indique un réfugié.

Les autres victimes sont ceux qui font le business de transfert d’argent.

“C’est une décision qui affecte négativement les conditions de vie de ma famille. Je gagnais tant bien que mal ma vie, mais voilà que je suis bloqué,” a fait savoir un d’entre eux.

La communauté des réfugiés burundais en Ouganda estime que cette mesure a des impacts négatifs surtout pour les nouveaux arrivants, demandeurs d’asile. Selon toujours cette communauté, l’agence de régulation des communications en collaboration avec les différentes entreprises de communication devraient user de leur expertise pour vérifier l’authenticité des documents électroniques des réfugiés au lieu de leur priver le droit de communiquer.

Les concernés demandent que ce problème soit résolu le plus tôt possible. L’agence nationale de régulation des communications indique qu’elle envisage une approche avec le Bureau du premier ministre ougandais en charge des réfugiés pour résoudre ce problème.

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