L’ONG Human Rights Watch dénonce la brutalité dans le paiement des contributions aux prochaines élections au Burundi


Dans un rapport intitulé «Nos enfants restent le ventre vide pour qu’on paye » et  publié ce vendredi,  Human Rights Watch (HRW) dénonce la brutalité des Imbonerakure (jeunesse affiliée au parti au pouvoir, le CNDD-FDD) dans la demande des contributions aux élections prévues au Burundi en 2020. (SOS Médias Burundi)

Selon ce rapport basé sur une recherche effectuée dans 13 provinces du pays entre décembre 2017 et juillet 2019, la décision de demander les contributions aux élections est «abusive » et a été mise en œuvre « arbitrairement ».

Les opinions ont été collectées auprès des réfugiés exilés dans les pays voisins et des interviews téléphoniques auprès des personnes résidant aux Burundi.

HRW a trouvé que des contributions ont été versées plusieurs fois, parfois sans reçus, en violation de la mesure gouvernementale.

«Les Imbonerakure et des autorités locales ont usé souvent de la violence et l’intimidation, réduit l’accès aux services publics et même battu ceux qui refusaient de payer », indique ce rapport.

Le même rapport ajoute que le gouvernement n’a publié ni le montant global collecté, ni la façon dont ces fonds seront utilisés.

Des personnes interviewées disent avoir été obligées par des Imbonerakure, de montrer leurs reçus de paiement des contributions aux élections pour avoir accès aux marchés ou à d’autres services publics.

HRW fait savoir que même si le Président Nkurunziza a, lors de la célébration du 57ème anniversaire de l’indépendance du Burundi, dit que le montant requis pour les élections de 2020 a été atteint, les contributions ont continué d’être versées.

Lire plus sur ce lien >>> Burundi : Les « contributions volontaires » pour les élections ouvrent la porte aux abus