Des exilés du camp de transit de Kavimvira demandent d’être délocalisés

Des exilés du camp de transit de Kavimvira demandent d’être délocalisés

Ils sont 952 Burundais à habiter le camp de transit de Kavimvira, dans la province du Sud-Kivu (en République Démocratique du Congo). Ces demandeurs d’asile disent faire face à des conditions de vie très précaires. Ils demandent au Haut-Commissariat pour les Réfugiés de les délocaliser vers le camp des réfugiés de Mulongwe se trouvant dans la même province. (SOS Médias Burundi)

Divine Kamariza, mère de trois enfants alerte sur l’éducation des enfants installés à Kavimvira. «Ce camp regorge 952 personnes. Il y a parmi elles un très grand nombre d’enfants en âge d’être scolarisés mais qui n’étudient pas depuis près d’une année. La  situation est intenable pour nos enfants », raconte-t-elle.

Elle partage avec Aline Nimbona, mère de cinq enfants la même préoccupation. Mais pour Aline, une autre chose la tourmente:  «Les enfants de moins de sept ans n’ont pas de toilettes leur appropriées. Ne pouvant pas utiliser les toilettes de personnes âgées, ils font leur grand besoin dans la cour, ce qui risque de causer des maladies des mains sales ».

Un autre demandeur d’asile Elias Ndyamaboko est beaucoup plus préoccupé par l’insuffisance de la ration alimentaire. « Plus l’on traine à nous délocaliser, plus les problèmes s’accentuent. Ici, nous mangeons une fois par jour. Tous les jours, on nous donne  à 16h une très petite quantité de haricots et de la pâte de maïs. Cela nous cause de la diarrhée et la plupart souffre des vers intestinaux »,  désespère ce père de trois enfants qui estime que le temps de garder des demandeurs d’asile dans un camp de transit devait être très réduit.

Fidèle Nzitonda, représentant des réfugiés de Kavimvira évoque quant à lui le manque d’abris suffisants. «Ici, les garçons de moins de cinq ans dorment dans un même hangar avec des hommes. Nous sommes par exemple plus de 80 à partager un seul hangar et les enfants pissent sur les lits », dit-il. Et d’ajouter « Ceci est également à la base des problèmes entre conjoints qui n’ont plus le temps de se voir ».

La direction de la commission nationale en charge des réfugiés dans le territoire d’Uvira indique que la première partie de réfugiés va être installée au camp de Mulongwe (dans la même province du Sud-Kivu) avant la fin du mois de Janvier.

Le camp de transit de Kavimvira héberge 952 demandeurs d’asile burundais. Ils proviennent des provinces de Cibitoke (nord-ouest du Burundi), Bubanza (ouest du Burundi) et Kayanza ( nord du Burundi).

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