La police ordonne la fermeture des sociétés de crypto monnaie


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Plus de 300 membres de la société Crowd1, opérant dans le domaine de la crypto monnaie avaient été arrêtés momentanément le soir de ce mardi dans la ville de Bujumbura. Seuls 17 ont été retenus. Ils sont incarcérés au commissariat municipal. (SOS Médias Burundi)

Dans une conférence de presse de présentation des réalisations du ministère de la sécurité publique, le ministre Alain Guillaume Bunyoni a accusé toutes les sociétés de crypto monnaie de promouvoir l’escroquerie dans le but de rançonner les gens. «Ces sociétés doivent arrêter toutes les activités dès aujourd’hui», a-t-il ordonné.

La société Crowd1 rejette les accusations. «Nous sommes une société agréée par l’Agence pour la Promotion des Investissements. Crowd1 est une société d’actionnaires qui veulent créer une microfinance. Nous ne pratiquons pas la crypto monnaie», a dit Godefroid Ndaritezimana, secrétaire général de la société Crowd1.

La Banque de la République du Burundi (BRB) dit avoir interdit formellement la vente virtuelle de la monnaie tout en informant que Crowd1 fait la même pratique interdite. «Etant donné que les monnaies virtuelles ne sont ni règlementées ni émises ou garanties par aucun gouvernement ou aucune banque centrale, ces monnaies n’ont pas de cours légale sur le territoire du Burundi», lit-on dans une note de la BRB du 20 Août 2019.

L’Agence pour la Promotion des Invertissents reconnait l’agrément de cette société. Toutefois, le directeur général de l’API précise que la société Crowd1 avait demandé l’autorisation d’opérer sur le territoire burundais dans le but de pratiquer le commerce en ligne et non pour la vente virtuelle de la monnaie.

Plusieurs jeunes chômeurs et des fonctionnaires avaient déjà investi dans cette société une somme comprise entre cinq cents mille et plus de deux millions de francs burundais.
SOS Médias Burundi a pu joindre certains d’entre eux, à l’instar de cette jeune fille. «Cela faisait deux semaines que j’avais adhéré. J’ai payé plus de quatre cents mille pour devenir membre. Je n’ai rien bénéficié jusqu’ici », se plaint-t-elle.
Et de conclure, « j’espérais pouvoir y tirer des intérêts,mais voilà que tout vient d’être gâché ».