Les tests nationaux sont programmés pour fin janvier dans les camps de réfugiés burundais en Tanzanie


Burundi Tanzanie Nduta

Les élèves finalistes du cycle fondamental et secondaire ont été informés que les tests nationaux de fin de cycle seront faits le 21 janvier 2020 dans tous les camps de réfugiés burundais en Tanzanie. (SOS Médias Burundi)

L’annonce a été faite dimanche dernier dans toutes les églises des trois camps de réfugiés burundais en Tanzanie.

Tous les élèves ont été appelés à se présenter depuis le 13 janvier aux centres de coordination de leurs camps respectifs à savoir Nduta, Mtendeli et Nyarugusu.

L’enregistrement est  biométrique afin de permettre une bonne et rapide confection  des cartes d’accès à l’examen.

Le communiqué appelle également  les enseignants à faire la révision des matières avec les candidats au test.

Les Burundais installés dans les camps des réfugiés en Tanzanie saluent l’implication de la commission nationale tanzanienne de l’éducation pour que ces examens soient bien organisés.

“C’est une bonne nouvelle pour ces élèves qui attendaient les tests de fin de cycle depuis plus de six mois. Les uns avaient terminé  le cycle en juin 2019 et espéraient que les tests allaient suivre, ce qui n’a pas été le cas. Mais voilà, mieux vaut tard que jamais”, réagissent certains parents et enseignants.

Cependant, plusieurs élèves indiquent que ces retards sont source d’échec.

Les examens sont préparés par  NECTA, (National Examinations Council of Tanzania), une agence nationale chargée de la préparation, de la supervision et de la correction des examens nationaux.

Depuis 2017, ces examens sont choisis par un collège d’enseignants composés essentiellement de Burundais, des représentants de NECTA et de l’Unicef.  Les diplômes sanctionnant les épreuves sont reconnus par la Tanzanie même si les élèves et écoliers suivent les cours sur base du système d’éducation burundais.

En 2015 et 2016, les élèves burundais n’ont pas passé de tels examens. Le ministère de l’éducation au Burundi avait refusé d’envoyer ces épreuves comme il le faisait pour les réfugiés des années 1972 et 1993.

C’est alors que la Tanzanie et l’Unicef ont décidé de coordonner la passation de ces tests de fin de cycles.