Quatre réfugiés burundais de Nakivale meurent à l’hôpital suite aux mauvaises conditions de traitement

Quatre réfugiés burundais de Nakivale meurent à l’hôpital suite aux mauvaises conditions de traitement

Le camp de réfugiés de Nakivale en Ouganda enregistre de plus en plus de pertes en vies humaines suite aux mauvaises conditions de traitement réservées à des Burundais à l’hôpital de référence situé à Mbarara. Ils demandent au HCR de faire un suivi plus rigoureux de ses partenaires en santé. (SOS Médias Burundi)

Les patients-réfugiés transférés à l’hôpital régional de Mbarara ne sont pas bien pris en charge, disent les réfugiés.

“La plupart d’entre eux sont transférés alors qu’ils sont dans un état critique. Une fois à l’hôpital de Mbarara, les malades qui sont capables sont obligés de se procurer eux-mêmes des médicaments. Les démunis ne trouvent pas des moyens de s’acheter ces  médicaments. Dans ces conditions déplorables, des cas de morts s’en suivent” témoigne une source médicale.

Un réfugié qui a été au chevet d’un membre de sa famille à l’hôpital de Mbarara a vu quatre de ses compatriotes mourir en l’espace d’un mois.

D’autres préfèrent rentrer avant de guérir et recourir à l’automédication et à la médecine traditionnelle. “La plupart de ceux-là finissent par mourir au camp” regrettent ces Burundais.

A Nakivale, les réfugiés burundais sont plus vulnérables par rapport aux autres réfugiés qui vivent dans le même camp.

“Les réfugiés burundais ne se sont pas encore bien intégrés pour gagner de l’argent du commerce ou en pratiquant l’agriculture comme les Congolais, Somaliens ou Rwandais qui viennent d’y passer plus de 10 ans. Ils n’ont même pas des parentés qui les soutiennent financièrement comme c’est le cas pour les  Congolais ». Une raison de plus qui explique la vulnérabilité de ces réfugiés burundais selon notre source dans le camp.

Des réfugiés qui parviennent à avoir d’autres moyens en plus de l’assistance du HCR préfèrent aller se faire soigner  dans des structures de soins privées.

Les réfugiés burundais installés à Nakivale demandent au HCR de faire un suivi plus rigoureux de ses partenaires en santé. Ils affirment que certaines ONG détournent les fonds destinés à la prise en charge médicale des réfugiés.

Previous Un sexagénaire accusé de sorcellerie tué à Kirundo
Next Sept jeunes réfugiés burundais torturés dans le camp de Mtendeli