Bujumbura : Le dossier Rukuki devant la Cour Suprême
En juillet 2019, l’activiste Germain Rukuki avait avait été condamné à 32 ans de prison. Reconnu coupable de participation à un mouvement insurrectionnel. Hier, devant la Cour Suprême de Bujumbura, ses avocats ont plaidé une libération. (SOS Médias Burundi)
L’ex-employé de l’ACAT-Burundi* est resté dans sa cellule à la prison de Ngozi (nord du Burundi). Lors de l’audience, ses défenseurs ont mis en exergue des manquements au droit ainsi que des vices de procédure. Consacrant « un déni de justice », estiment-ils.
Durant l’interrogatoire au service national du renseignements, il n’était pas avec un avocat. Ce qui n’exclut pas qu’il a été forcé de signer des PV, qui pour le moment servent de preuves au procureur.
Maitre Jean Claude Ntiburumunsi, chargé du département Juridique à l’ACAT-Burundi.
Des ONG dont la FIDH (Fédération Internationale des Droits de l’Homme) ont parlé de « violations flagrantes » du code pénal burundais. L’ACAT-Burundi espère que la Cour suprême “dira le droit”.
C’est d’ailleurs le rôle de cette haute juridiction du pays de blanchir les victimes d’injustice. Si le régime en place n’instrumentalisait pas l’appareil judiciaire, Germain Rukuki aurait été entendu et acquitté.
Maitre Jean Claude Ntiburumunsi
Les avocats ont demandé la libération provisoire ou conditionnelle de leur client. La décision est attendue d’ici 60 jours.
*L’ACAT-Burundi (Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture au Burundi) a été radiée au Burundi après le coup d’État manqué de mai 2015.
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