Burundi-Élections: le CNL se défend et compte ses morts et interpellés


Au moins trois militants ont été tués et 200 autres arrêtés depuis le début de la campagne électorale. Le bilan a été dressé hier par le principal parti d’opposition qui reproche aux autorités administrative et judiciaire ainsi qu’à la police d’assister impuissamment aux abus commis contre ses membres. (SOS Médias Burundi)

Selon Térence Manirambona, porte parole du CNL, la majorité de militants interpellés sont des candidats aux législatives, sénatoriales, communales et collinaires.

Ces derniers jours, la police, rejointe par le ministre de l’intérieur multiplient des accusations contre le CNL. Son leader Agathon Rwasa et ses militants sont entre autres reprochés de « propos diffamatoires, d’injures, d’incitation à la haine, d’extorsion, d’enlèvement et de coups et blessures ».

Pour le porte-parole, plusieurs cas signalés constituent des faits montés de toutes pièces.
Par ailleurs, M. Manirambona affirme que la police a menti sur ce qui s’est réellement passé à Ntega (province de Kirundo, nord du Burundi) dimanche dernier. « L’individu donné pour mort par la police est toujours en vie et reçoit des soins dans un hôpital de Kirundo. La police a indiqué qu’il a été tué par des membres du CNL alors qu’il a été blessé à la machette par des jeunes Imbonerakure », a-t-il accusé.

Térence Manirambona dénonce aussi ce qu’il a qualifié de traitement « illégal des compétiteurs dans cette course illégale ».

Il est revenu sur plusieurs cas où son parti s’est vu refuser à la dernière minute l’autorisation de battre campagne sur des terrains dans certaines communes du pays. « Des administratifs qui sont en même temps membres du parti au pouvoir devraient traiter tous les candidats au même pied d’égalité », a-t-il conclu.

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Photo: Térence Manirambona, porte parole du CNL