Burundi : des prix de ticket de transport grimpent

Burundi : des prix de ticket de transport grimpent

C’est devenu coutume. À l’approche des fêtes de fin d’année, des prix du ticket de transport montent. Sont concernés les trajets Bujumbura- route nationales 1 et 2 ( RN1 et 2). Cette semaine ne fait pas exception. (SOS Médias Burundi)

Constat amère
Le ticket pour :

  • Bujumbura-Muramvya ( centre du Burundi) est 7000 francs alors qu’en temps normal le prix du ticket est fixé à 4000 pour le même trajet.

Bujumbura- Gitega (capitale politique): le ticket passe de 6 à 10000 francs.
Bujumbura- Ngozi (Nord): le prix qui était fixé entre 6 et 8000 dans des véhicules de transport en commun communément appelé « Probox » est passé à 15000.

Payer malgré eux

Pour les fêtes de fin d’année, plusieurs citadins quittent Bujumbura pour aller fêter en famille dans différentes provinces.
Décidément, que le prix du ticket monte ou pas, ils sont prêts à payer.
« Nous nous sommes préparés depuis le début de l’année, nous devons y aller. L’important est d’arriver », lance Richard, un jeune homme qui fait escale dans la ville de Gitega avant de continuer son voyage à moto chez ses parents en commune de Nyarusange.
« Le prix est monté, même la police est débordée. Elle ne fait rien et nous sommes obligés de payer au lieu de manquer au rendez-vous dans nos familles », explique Claude.
Et cet autre voyageur de s’emporter. « C’est devenu coutume. La police nationale n’aide en rien. Elle devrait agir ».

Des agences plus sollicitées

Seules des agences de voyage gardent les prix fixes. Des voyageurs les préfèrent de plus en plus. « Chez nous, le prix ne monte pas. C’est conventionnel. Mais durant les fêtes de fin d’année, il faut réserver un ticket au moins trois jours avant », confie un salarié d’une agence.

Une mise en garde non appliquée

L’association des transporteurs du Burundi a mis en garde des chauffeurs qui desservent l’intérieur du pays qui spéculent.
Bosco Nduwimana, président de l’association a menacé d’imposer des amendes allant jusqu’à deux cents mille francs à tout récalcitrant.

Ce mercredi, le ministère ayant le transport en charge a donné un numéro vert ( 413) aux Burundais pour dénoncer toute spéculation sur le prix du ticket de transport.

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Photo : un parking de bus de transport desservant l’intérieur du pays au marché dit Cotebu au nord de la ville de Bujumbura

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