Ngozi : un militant du CNL détenu dans le cachot du commissariat provincial
Déo Karenzo, originaire de la colline de Gitare en commune de Nyamurenza dans la province de Ngozi (Nord du Burundi) a été interpellé mercredi par la police. Sa famille se dit inquiète et exige sa libération. Le représentant du CNL lui, dénonce une arrestation « arbitraire et illégale ». (SOS Médias Burundi)
Il a été appréhendé alors qu’il avait répondu à un appel télephonique d’un OPJ (officier de police judiciaire). Il a été immédiatement conduit dans le cachot de la police provinciale.
L’homme a été séquestré et intimidé à plusieurs reprises avant son interpellation. L’exemple récent est celui du 7 février. « Le 7 février, des Imbonerakure l’ont tabassé. Ils disaient qu’ils veulent le punir pour les avoir espionnés. En se défendant, il a blessé un d’entre eux », raconte un témoin oculaire. Après l’incident, M. Karenzo a été interrogé par la police et est rentré chez lui.
Jonas Nahimana, représentant du CNL à Ngozi qualifie l’arrestation d’illégale. Sur quelques deux cents militants du CNL appréhendés depuis le début de la campagne électorale de l’an dernier en mai, quatre-vingt sept restent en détention à la prison centrale provinciale.
_____________
Photo : province Ngozi
You might also like
Bwambarangwe (Kirundo) : 4 membres du CNL arrêtés par la police à l’intérieur de leur permanence
Trois d’entre eux sont des responsables du CNL dans la commune. Il s’agit de Longin Nkezabahizi responsable communal, Fabrice Banderembako, secrétaire général et Abel Rwasa représentant du CNL dans la
Uprona : ses derniers restes impurs ne cessent de s’émietter
Le parti Uprona a exclu l’ancien premier vice-président de la République Gaston Sindimwo, l’ancien sénateur Anicet Niyongabo et Isidore Mbayahaga. Ce dernier est le seul à avoir remorqué ses ouailles
Évariste Ndayishimiye voit en Agathon Rwasa « un marginal » de la politique
Le CNDD-FDD vient d’organiser une croisade de prières à Gitega, la capitale politique du Burundi. Une occasion que le parti présidentiel a saisi pour vanter ses « mérites »et aussi pour décocher
