Tanzanie : la violation des droits des réfugiés continue
Des jeunes burundais regroupés dans une association dénommée “Dynamique pour les droits des réfugiés en Tanzanie” viennent de sortir un rapport sur la situation des droits humains dans les camps de réfugiés en Tanzanie. Ce rapport sur quatre mois écoulés parle des cas de disparitions forcées , de rapatriement non volontaire et de non accès aux soins de santé par les réfugiés. (SOS Médias Burundi)
Ce rapport couvre les mois d’octobre, novembre, décembre 2021 et janvier 2022. L’association souligne que la situation des droits des réfugiés reste très préoccupante. Beaucoup de cas de violations de leurs droits ont été documentés.
“Le harcèlement permanent auquel font face les réfugiés burundais, des cas d’emprisonnements arbitraires, des discours d’intimidation de la part des autorités tanzaniennes, des mesures de suspension des activités génératrices de revenus, de l’injustice à l’égard des Burundais qui travaillent dans les ONGs ou dans le secteur de l’enseignement ainsi que celui de la santé en situation précaire[…]”, lit-on dans ce rapport.
Selon cette association qui travaille dans la clandestinité par peur de répression , les réfugiés sont confrontés à la corruption.
“A titre d’exemple, le 27 octobre 2021, Toyi Audace et un certain Majambere, deux réfugiés burundais ont été maltraités. Ils se sont vus priver d’embarquer avec leurs bagages vers le camp de Nduta quittant le camp de Mtendeli concerné par le programme de délocalisation. Ils ont été sommés de payer 50,000 shillings tanzaniens pour être autorisés de partir avec leurs biens”, disent des moniteurs.
L’accès limité aux services de santé et d’éducation, le rapatriement forcé sont aussi signalés.
Dans le domaine de l’éducation, le rapport mentionne un manque criant de matériel scolaire et didactique, ce qui, d’après le rapport, affecte énormément tout le système éducatif dans les camps de Nduta et Nyarugusu.
Suite à cette mauvaise qualité de service, renchérit-il , “l’’hôpital est débordé au point de trouver au moins trois patients admis sur un même lit”.
“Dans le domaine de la santé, les postes de santé gérés par la Croix-Rouge tanzanienne donnent des services médiocres et le manque du personnel médical compétent et du matériel médical est quasi permanent”, ajoute le document.
Suite à cette mauvaise qualité de service, renchérit-il , “l’’hôpital est débordé au point de trouver au moins trois patients admis sur un même lit”.
À maintes reprises, le responsable des réfugiés au ministère de l’intérieur en charge des réfugiés a rassuré que le droit du rapatriement volontaire est respecté et que ceux qui n’ont pas encore choisi de rentrer resteront protégés sur le sol tanzanien.
Pourtant, plusieurs réfugiés dont des activistes burundais réfugiés en Tanzanie qui sont engagés pour la défense des droits des réfugiés fustigent le discours officiel et recommandent au gouvernement tanzanien et au HCR de respecter les conventions internationales relatives à la protection des réfugiés.
La Tanzanie héberge encore plus de 126 mille réfugiés burundais.
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Photo : vue panoramique d´un camp de réfugiés burundais en Tanzanie
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