EAC : la région veut éradiquer les groupes rebelles à l’Est de la RDC

EAC : la région veut éradiquer les groupes rebelles à l’Est de la RDC

Un mini-sommet de cinq sur sept chefs d’État de la Communauté Est Africaine, EAC, s’est tenu à Nairobi au Kenya ce Jeudi. La sécurité à l’Est de la RDC était le seul point à l’ordre du jour. Ils ont recommandé aux groupes rebelles opérant dans cette partie du Congo de déposer les armes et répondre au dialogue politique initié par Kinshasa. Pour les Burundais, le chef de l’Etat leur a conseillé de se rendre. (SOS Médias Burundi)

Quatre présidents ont répondu à l’invitation du chef de l’Etat kényan Uhuru Kenyatta. Il s’agit du concerné au premier degré Félix Antoine Tshisekedi, président de la République Démocratique du Congo,d’ Évariste Ndayishimiye, président du Burundi et de Yoweri Museveni, président de l’Ouganda. Le président rwandais Paul Kagame s’est fait représenter par son ministre des Affaires étrangères.Le mini-sommet a décidé que la résolution pacifique soit privilégiée et qu’un processus politique soit lancé sous la direction du président Uhuru Kenyatta pour faciliter les consultations à entreprendre dans les meilleurs délais entre la RDC et les groupes armés locaux. Les consultations se tiendront à Nairobi.

Les présidents de l’EAC n’ignorent pas la voie militaire pour sécuriser la partie Est du Congo car, ont-ils indiqué, la situation enflamme toute la communauté.

Ils préconisent la mise en place d’une force régionale pour “aider à contenir et, si nécessaire, combattre les forces négatives”. La réunion a ordonné le déploiement urgent d’une telle force en RDC.

Les dirigeants de la sous-région ont également ordonné que “tous les groupes armés en RDC participent inconditionnellement au processus politique de règlement de leurs doléances”. A défaut de le faire, insistent-ils, “tous les groupes armés congolais seraient considérés comme des forces négatives et combattus militairement par la région”.

Tous les groupes armés étrangers en RDC doivent quant à eux céder et retourner sans condition et immédiatement dans leurs pays d’origine respectifs ou être considérés comme des forces négatives et combattus militairement par la région comme les groupes locaux, réfractaires”.

Les groupes rebelles étrangers épinglés sont ceux qui proviennent, combattent ou soutenus par le Burundi, le Rwanda, l’Ouganda et le Sud-Soudan.

Les chef d’Etat doivent se rencontrer dans un mois pour évaluer l’état d’avancement de leurs conclusions.

D’autres pays de la Communauté de l’Afrique de l’Est non représentés ce jeudi seront également conviés à la prochaine rencontre. L’ONU, l’UA et la CIRGL (Conférence internationale sur la région des Grands-Lacs ) devront jouer la carte d’observateur.

D’après le dernier rapport des experts de l’ONU, plus de 100 groupes rebelles seraient campés en RDC, surtout dans la parie Est. Lors de son arrivée à l’aéroport de Bujumbura, le président Évariste Ndayishimiye a conseillé aux groupes rebelles burundais de « se rendre ».

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Photo : le président Neva rentre de Nairobi, le 21 avril 2022

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