Burundi : les Burundais peuvent espérer retrouver la viande dans leur assiette

Burundi : les Burundais peuvent espérer retrouver la viande dans leur assiette

À partir de ce mercredi, une commission va proposer un plan de mise en quarantaine de bêtes destinées à l’abattage. C’est une décision prise ce mardi au terme d’une réunion entre les ministres en charge de l’élevage et des affaires intérieures ainsi que leurs services et les gouverneurs de provinces. Le ministère en charge des affaires intérieures a également promis d’acheter les vaccins contre la maladie bovine qui sévit au Burundi depuis mi mai dernier. (SOS Médias Burundi)

Il y a de quoi se réjouir chez les consommateurs de la viande au Burundi. À partir de ce mercredi, l’abattage de bêtes va être analysé de nouveau. C’est le ministre en charge de l’élevage Déo-Guide Rurema qui l’a annoncé en fin d’après-midi hier.

C’était au terme d’une réunion de toute une journée qui a occupé ses services, ceux du ministère en charge des affaires intérieures et les gouverneurs de provinces.

« Nous avons instruit les cadres du ministère en charge de l’élevage de nous préparer un plan de riposte et d’intervention. Ainsi, ils vont nous proposer d’ici demain un plan d’aménager des lieux de mise en quarantaine des animaux qui pourraient être utilisés dans la consommation quotidienne de la viande au sein de la population », a annoncé M. Rurema.

Le plan s’inspire de celui mis en place lors de la dernière fête de mouton chez les musulmans. Le ministre Gervais Ndirakobuca en charge des affaires intérieures s’est étonné de voir cette stratégie fonctionner seulement pour la fête des musulmans. Il a plaidé pour une mise en quarantaine de bêtes à abattre et a appelé la police et les administratifs à la base à un strict contrôle d’abattoirs clandestins.

Pour le ministre Ndirakobuca, l’interdiction d’abattage a un impact social très remarquable.

« [….], Allez constater à quel prix s’achètent les produits du lac (Lac Tanganyika) aujourd’hui. C’est plus qu’alarmant. Un kilo de Ndagala (petits poissons) se vend à 80 mille parce qu’il n’ y a plus de viande. Le prix d’une poule est très exorbitante actuellement. Pour les parcs je pense qu’on va les épuiser tous », a-t-il dit avant de suggérer que « les experts fassent une stratégie permettant l’abattage de bêtes au moins à partir de la semaine prochaine ».

Jusqu’à présent, les autorités burundaises hésitaient encore à lancer une campagne de vaccination contre la maladie bovine. Selon nos informations, le ministère en charge de l’élevage attendait un don de la part des partenaires extérieurs, les investisseurs burundais ayant importé le vaccin ne pouvant pas le commercialiser.

Mais Prosper Bandangamira, un éleveur rwandais a été autorisé à vacciner ses vaches dans la zone d’élevage de Buringa, en commune de Gihanga (province de Bubanza, ouest).

« Nous avons pu visiter un éleveur privé qui a pu importer les vaccins et qui les a déjà utilisés. Nous avons remarqué qu’il n’y a pas des effets néfastes jusqu’à présent « , a rassuré le ministre en charge de l’élevage lors d’un court point de presse.

Selon Déo-Guide Rurema, il a été décidé qu’il faut absolument disponibiliser les vaccins, le ministère en charge des affaires intérieures ayant promis les fonds pour l’achat des vaccins.

Depuis mi mai dernier, la petite nation de l’Afrique de l’est fait face à une infection bovine qui s’est déclarée dans un premier temps dans le nord-est avant de se propager sur tout le territoire national.

Depuis, le Burundi fait face à une carence de viande, le gouvernement ayant interdit l’abattage et la commercialisation de la viande.

Previous Uvira (RDC) : les responsables militaires des pays de l’EAC ont visité Uvira
Next Nyarugusu (Tanzanie) : au moins 25 réfugiés en détention