Bubanza : les habitants ne peuvent plus supporter la flambée du prix des produits vivriers
Des habitants de la province de Bubanza (ouest du Burundi) disent être à bout de force face à la hausse du prix des produits vivriers. Il est monté en flèche jusqu’à mille francs pour certains produits, une hausse estimé à 50% alors que les sources de revenus n’ont pas changé. Des fonctionnaires demandent au gouvernement d’intervenir et de prendre des mesures d’adoucissement dont la hausse du salaire. (SOS Médias Burundi)
Salon des sources locales, les produits concernés par la hausse du prix sont principalement le maïs, le haricot, le riz et la farine de manioc.
« Depuis début août, 1kg de graine de maïs est passé de mille deux cents francs à mille huit cents francs burundais.
Celui de la farine de maïs est à deux mille alors qu’il était fixé à mille deux cents en juillet. Le haricot, le riz et la farine de manioc ont quant à eux connu une hausse d’au moins cinq cents francs par kilogramme », détaillent nos sources.
Des causes
Des habitants accusent les commerçants de changer des prix comme ils veulent, mais ces derniers expliquent que ce n’est pas de leur faute.
« La production agricole pour la récente saison culturale n’a pas été bonne. On est obligé d’aller nous approvisionner dans d’autres provinces. Ça nous coûte cher pour le transport au moment où on a même du mal à trouver le carburant. Comprenez que l’on doit revoir à la hausse le prix pour avoir un peu de bénéfice », expliquent des commerçants.
Ils ajoutent que les communes leur exigent également une taxe exorbitante.
« C’est l’acheteur qui doit supporter tout ce coût à la fin », estiment des commerçants.
Des habitants dont des fonctionnaires de l’État disent être à bout de force face à la montée vertigineuse du prix des produits vivriers. Ils indiquent que leur source de revenus n’a pas changé.
« Face à la situation actuelle, le salaire devient insignifiant », se désolent-ils.
La direction provinciale de l’agriculture et l’élevage reconnaît que la situation est difficile, mais elle l’explique par le manque de carburant pour les transporteurs qui devraient ramener ces produits d’autres provinces.
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Photo : bureau provincial de Bubanza
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