Ituri : environ 30 mille déplacés vivent sans assistance humanitaire depuis un mois à Djugu
100 mille personnes environ, parmi elles 30 mille déplacés vivent depuis un mois dans des conditions difficiles aux chefferies de Bahema Baguru et Mambisa, dans le territoire de Djugu, province de l’Ituri, à l’est de la RDC. Plusieurs habitants ont plaidé auprès des autorités d’apporter de l’aide alimentaire à ces vulnérables qui ont fui les atrocités des groupes armés dont les miliciens de la CODECO (Coopérative pour le développement du Congo). (SOS Médias Burundi)
Les habitants déplorent l’intensification des exactions des miliciens de la CODECO dans plusieurs zones du territoire de Djugu.
D’autres font savoir que des cas de malnutrition ont été signalés. Huit décès majoritairement des enfants en l’espace de deux semaines.
La société civile de l’Ituri estime que ce regain d’insécurité est dû au retrait des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) de plusieurs positions du territoire de Djugu.
Dieudonné Lossa, coordinateur de cette structure citoyenne en Ituri plaide pour le renforcement des dispositifs sécuritaires dans la région.
« Lorsque les groupes armés se promènent avec armes et ne trouvent aucun obstacle, c’est ce qui leur permet de faire tous ces dégâts. Si les autorités augmentaient le nombre de militaires il y aurait accalmie », trouve-t-il.
Les autorités militaires indiquent par ailleurs que « des éléments des FARDC ont été déployés fin août en Ituri pour sécuriser la population ».
La province de l’Ituri et celle frontalière du Nord-Kivu sont dans un état de siège depuis mai 2021. Une décision qui n’a pas réduit la violence dans cette partie de l’est du Congo où pullulent des dizaines de groupes armés qui s’en prennent aux populations civiles. Parmi lesquels, le groupe armé ADF d’origine ougandaise qualifié de mouvement terroriste par la région, les Nations-Unies et les États-Unis.
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Selon des députés provinciaux, des centaines de civils ont été tués, plusieurs milliers ayant été obligés de fuir leur village malgré l’instauration de l’état de siège et les opérations conjointes entre les armées congolaise et ougandaise dans la région. Ils exigent une nouvelle stratégie, proposant la création d’une unité spéciale chargée de déloger les groupes armés locaux et étrangers.
La situation dans les deux provinces ,en plus de celle du Sud-Kivu ( toujours dans l’est du Congo) a poussé les chefs d’Etat de l’EAC (Communauté de l’Afrique de l’est que la RDC a récemment rejoint) à décider l’envoi d’une force régionale dans cette partie du Congo pour la stabiliser.
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Seul le Burundi a déjà déployé des militaires. C’était le 15 août dernier dans le Sud-Kivu. Là aussi, les autorités burundaises ont annoncé la semaine dernière qu’il s’agit d’un contingent déployé dans un cadre bilatéral et que c’est le gouvernement burundais qui prend en charge lui-même ses militaires en mission dans le Sud-Kivu où des groupes armés dont certains d’origine burundaise préoccupent le pouvoir de Gitega.
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Photo d´illustration : des déplacés de guerre en RD Congo
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