Tanzanie : le HCR demande à la Tanzanie de diminuer les détentions de réfugiés burundais

Tanzanie : le HCR demande à la Tanzanie de diminuer les détentions de réfugiés burundais

Au moins 243 réfugiés burundais sont détenus dans les différents cachots dans la région de Kigoma au nord-ouest de la Tanzanie. Les statistiques sont fournies par le HCR qui demande à la Tanzanie de diminuer les détentions de Burundais installés sur son territoire en tant que réfugiés ou demandeurs d’asile. (SOS Médias Burundi)

Les cachots qui accueillent plusieurs Burundais sont dans les communes de Kibondo où est installé le camp de réfugiés de Nduta et de Kasulu où est basé celui de Nyarugusu.

Les détenus sont poursuivis notamment pour sortie non autorisée des camps, criminalité, vols et querelles conjugales.

Ce mardi, des représentants du HCR, des magistrats, des juges des cours et tribunaux de toute la région de Kigoma se sont rencontrés au chef-lieu de Kigoma.

« La rencontre avait pour objectif de voir les raisons qui poussent les habitants de la région de Kigoma à se retrouver souvent en détention tout comme les réfugiés et demandeurs d’asile installés dans cette région », a constaté un de nos reporters.

« Les autorités tanzaniennes devraient diminuer les détentions de réfugiés et demandeurs d’asile et appliquer des sanctions moins sévères à leur encontre car se retrouver dans un camp de réfugiés est une autre sorte de prison ,les occupants faisant face à beaucoup de difficultés », a indiqué Rehema Msami, qui a représenté le HCR dans la réunion.

Un représentant du gouvernement tanzanien n’a pas voulu s’exprimer sur cette doléance. Joseph Njohole a seulement dit que la rencontre avait pour but d’étudier les modalités d’appliquer de sanctions moins sévères pour les détenus dans la région de Kigoma notamment en pensant à la libération de certains d’entre eux pour qu’ils puissent vaquer à leurs activités tout en comparaissant devant un juge chaque fois de besoin.

La majorité de réfugiés burundais surtout à Nduta accuse la police tanzaniene d »‘enlever des réfugiés pendant la nuit et de les détenir dans des lieux tenus secrets ».

Selon les chiffres de la police à Kigoma, au moins 85 réfugiés burundais se retrouvent dans les cachots chaque année pour diverses raisons.

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Photo : Rehema Msami s’exprimant devant la presse locale après la réunion avec des représentants des cours et tribunaux à Kigoma

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