Kabarore : des contributions forcées des enseignants
Les enseignants de la commune Kabarore,
en province de Kayanza (nord du Burundi) sont forcés de contribuer de l’argent pour financer des projets du parti présidentiel , le CNDD-FDD. Les concernés dénoncent ce qu’ils qualifient de « violation de droits humains ». (SOS Médias Burundi)
Depuis 2015, des enseignants de certaines communes de Kayanza contribuent de force pour financer les projets du parti au pouvoir au Burundi. En commune de Kabarore, les éducateurs n’en peuvent plus.
Nos sources au sein des enseignants signalent que cette contribution est mensuelle.
Les responsables des écoles fondamentales donnent entre 5000 et 10000 francs burundais, cela dépend du nombre d’élèves qui fréquentent les établissements.
« Nous, les enseignants pouvons donner tantôt mille francs tantôt deux mille. À un certain moment, on nous a exigés de donner 3000 francs burundais », a confié un enseignant.
Ce qui est grave selon des éducateurs, c’est le fait que ces contributions n’excluent personne.
« Même ceux qui militent dans d’autres partis sont concernés », affirme un autre enseignant.
Des récalcitrants déshumanisés
« Tantôt nous sommes appelés de petits chiens affamés (Mujeri) tantôt des opposants (ibipinga) », a precisé un enseignant et militant d’un parti de l’opposition.
Des enseignants se disent fatigués par ces contributions d’autant plus que leur destination n’est pas claire.
« Aucune réalisation issue de nos contribution » , regrette un directeur, militant du parti présidentiel le CNDD-FDD.
Les enseignants qui se sont confiés à SOS Médias Burundi qualifient ces contributions forcées de « violation de droits humains et de racket ». Ils demandent au gouvernement et aux responsables du CNDD-FDD au niveau national d’intervenir pour faire cesser la pratique.
Les responsables de l’enseignement en province de Kayanza n’étaient pas disponibles pour réagir à ces allégations.
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Photo : la province de Kayanza
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