Nord-Kivu : l’armée congolaise et la société civile accusent le M23 de massacrer des civils, ce dernier exige une enquête indépendante
Une centaine de civils ont été tués par les hommes armés assimilés aux rebelles du mouvement du 23 mars (M23) cette semaine dans le village de Kisharu, groupement de Binza et à Kishishe, village du groupement de Bambu dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu, à l’est de la RDC, selon la société civile et une cinquantaine de civils massacrés par le M23, d’après l’armée congolaise. Le mouvement rebelle de son côté rejette ces allégations. Il parle d’une campagne visant à ternir son image et détruire les bonnes relations qu’il entretient avec les populations. Les rebelles du M23 exigent une enquête indépendante. (SOS Médias Burundi)
Les faits ont eu lieu en l’espace de 4 jours soit entre dimanche et mercredi, selon les accusations.
Les rebelles du M23 ont recruté de force une quinzaine de jeunes dans leurs rangs aux villages de Kako, à Bambo et à Tongo, selon certaines sources locales.
Cette information a été confirmée par un député du territoire de Rutshuru (province du Nord-Kivu) qui dénonce cette situation.
La société civile locale indique que parmi les victimes, figurent plusieurs femmes, jeunes et enfants dont les corps n’ont pas encore été inhumés.
Dans un communiqué, les FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo) ont accusé jeudi, le M23 d’avoir massacré une cinquantaine de civils. La société civile locale affirme que le nombre de victimes a augmenté avec la découverte d’autres corps ce jeudi,dans la localité de Bwito.
L’armée congolaise a encore une fois accusé le M23 et l’armée rwandaise d’être derrière les tueries de Kishishe. Le Rwanda a toujours nié les allégations selon lesquelles il soutient le groupe rebelle.
Le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stephane Dujarric a indiqué à New-York que » la Monusco (Mission onusienne au Congo) a reçu des informations faisant état de combats entre le M23 et les milices Maï Maï dans la zone ».
Le M23 a sorti un communiqué en date du 1er décembre où il nie de « s’en prendre aux civils ». Il rejette ces allégations visant à « ternir son image et sa bonne relation avec les populations civiles des zones sous son contrôle ».
Il appelle à l’ouverture d’une enquête indépendante.
« Notre mouvement rejette les allégations sans fondements portées contre lui et dénonce cette manipulation des populations pour installer le chaos tant souhaité par le gouvernement de Kinshasa et sa coalition », peut-on lire dans le communiqué.
Le M23 alerte sur « le génocide en cours à Masisi ». Il réitère son engagement au dialogue direct avec le gouvernement.
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Photo d’archives : un combattant du M23 en province de Nord-Kivu
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