Nduta (Tanzanie) : plusieurs ONGs humanitaires vont suspendre leur activité

Nduta (Tanzanie) : plusieurs ONGs humanitaires vont suspendre leur activité

Au moins quatre principales ONGs humanitaires ne vont plus accorder leur service aux réfugiés à partir de janvier 2023. Elles vont suspendre leur activité par manque de moyens financiers. (SOS Médias Burundi)

Les ONGs humanitaires qui ont déjà annoncé qu’elles comptent arrêter leur service sont entre autres Women’s Legal Aid Center (WILAC) qui s’occupe du volet juridique, PLAN International qui aide les enfants de moins de 18 ans, HelpAge International qui s’intéresse aux personnes âgées et handicapées et IRC qui traite les violences faites aux femmes.

« Ces ONGs ne vont plus donner des services ici au camp. Ne vous inquiétez pas, des services et aides qu’elles dispensaient vont être donnés par une autre ONG humanitaire dénommée Danish Refugee Council (DRC). Ce n’est qu’une relève, rien ne va changer », a souligné un agent du HCR qui assurait la coordination de ces ONGs , avant d’expliquer que le manque de moyens financiers est la principale cause de cette suspension d’activités.

Cependant, des réfugiés redoutent de lourdes conséquences.

« Comment est-ce des services accordés normalement par quatre ONGs vont être bien assurés par une seule ONG ? C’est normale que la qualité de service va en souffrir. Et plus encore, ce sont des ONGs -clés qui ferment la porte », se désolent des réfugiés burundais, craignant des pertes en vies humaines dans les mois prochains.

Cette suspension est d’autant plus mal interprétée.

« Nous sommes laissés à nous-mêmes. C’est aussi un message fort que la Tanzanie et le HCR nous envoient. Et donc, ils veulent que nous rentrions de gré ou de force. Et cela, après des visites des autorités burundaises ici », poursuivent des réfugiés, en colère.

Ils demandent au HCR de ne pas « tomber dans le piège tendu par le Burundi et la Tanzanie », sinon, précisent-ils, « il en assumera les conséquences tôt ou tard ».

L’on ne sait pas encore si ces ONGs humanitaires vont aussi suspendre leur activité au camp de Nyarugusu.

La Tanzanie compte à elle seule plus de 126.000 réfugiés burundais.

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Photo d’illustration : un orphelin réfugié qui est assisté par l’une des ONGs qui vont suspendre leur activité à Nduta, décembre 2022.

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