Photo de la semaine : panique après la mort d’au moins quatre enfants par la rubéole dans le camp de Nyarugusu
L’infection virale contagieuse appelée « rubéole » fait rage au camp de réfugiés de Nyarugusu en Tanzanie. Les services de santé annoncent déjà la mort d’au moins quatre enfants. Les réfugiés demandent les vaccins contre la maladie. (SOS Médias Burundi)
Le premier cas s’est déclaré début mai dernier au niveau de la zone 9. Il a été considéré comme un cas isolé.
Deux semaines après, les centres de santé étaient débordés.
« Au moins quatre enfants de moins de cinq ans sont morts de cette infection virale très contagieuse. Nous appelons les gens à ne plus sous-estimer la maladie et se diriger vite vers l’hôpital en cas de moindres signes », ont insisté les services médicaux.
Les réfugiés ont peur de la propagation de cette maladie et demandent qu’il y ait une vaccination dans l’urgence .
«Nous sommes inquiets car cela faisait un bon bout de temps que les vaccins ne sont plus donnés. Voilà les conséquences. Nous en appelons à la vigilance des services médicaux et du HCR pour que des vaccins soient disponibles le plus tôt possible pour éviter le pire », ont plaidé des réfugiés.
Certaines personnes de la communauté congolaise et burundaise dans ce camp de Nyarugusu croient plus à la sorcellerie.
L’organisation MTI (Medical Team International) qui s’occupe de la santé a déjà organisé une campagne pour sensibiliser les gens afin qu’ils s’orientent aux postes de santé au lieu de recourir à la médecine traditionnelle.
Symptômes…
Au cours d’une campagne menée à ce sujet, les auxiliaires de la santé expliquent que chez l’enfant, la maladie est généralement bénigne et se manifeste par une éruption cutanée, une légère fièvre, des nausées et une conjonctivite modérée.
L’éruption cutanée qui survient dans 50% à 80% des cas, débute généralement sur le visage et le cou avant de s’étendre sur le reste du corps. Le signe clinique le plus caractéristique de la maladie est l’augmentation du volume des ganglions lymphatiques derrière les oreilles et dans la gorge.
Les adultes sont aussi infectés, particulièrement des femmes enceintes et des jeunes.
Chez les femmes enceintes, l’attention doit être singulière car quand une femme contracte la rubéole en début de grossesse, la probabilité de transmission du virus au fœtus est de 90%.
La rubéole peut entraîner aussi la mort du fœtus ou des malformations congénitales.
Il n’y a pas de traitement spécifique contre la rubéole mais il existe un vaccin, raison pour laquelle les occupants de ce camp qui abrite plus de 120.000 personnes exigent la disponibilité des vaccins.
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Notre photo : un enfant réfugié épluche des patates douces dans un camp de réfugiés burundais en Tanzanie
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