Burundi : la ligue Iteka sort un rapport extrêmement accablant sur les trois premières années de Ndayishimiye au pouvoir

Burundi : la ligue Iteka sort un rapport extrêmement accablant sur les trois premières années de Ndayishimiye au pouvoir

Le 18 juin 2023 bouclait trois ans du pouvoir d’Évariste Ndayishimiye. À cette occasion, la plus ancienne organisation burundaise de défense des droits humains au Burundi a sorti un rapport pour le moins accablant sur cette période de Ndayishimiye à la tête du pays. À en croire les chiffres scrutés par la Ligue Iteka, au moins 1806 personnes ont été tuées, soit une moyenne d’au moins deux personnes par jour. Le rapport détaille la découverte de 785 cadavres, plus d’une centaine de disparitions forcées et de violations basées sur le genre, de victimes de tortures et près de deux mille arrestations et détentions arbitraires. L’organisation note tout de même des avancées positives telles que le réchauffement des relations diplomatiques. (SOS Médias Burundi)

D’après la Ligue Iteka, le président Ndayishimiye a, durant ses trois ans au pouvoir, multiplié des discours positifs au changement.

Des avancées positives

Iteka note le réchauffement des relations diplomatiques entre le Burundi et d’autres pays.

« Les jeunes de la milice Imbonerakure (membres de la ligue des jeunes du CNDD-FDD) ne sont plus les faiseurs de pluie et de beau temps, certains auteurs des violations sont inquiétés », avoue Iteka.

De la situation des droits humains

Même si le président Ndayishimiye a marqué des avancées selon ses discours, la situation sécuritaire et des droits humains reste alarmante. Le rapport sur le règne de Ndayishimiye est accablant.

En trois ans, Iteka a pu dénombrer 1806 cas d’assassinats dont 785 cadavres retrouvés dans le pays.

« Si on fait une moyenne, deux personnes ont été tuées chaque jour sous le règne Ndayishimiye. Et sur les deux personnes tuées, au moins 22 cadavres ont été découverts chaque mois », analyse le rapport.

À côté des assassinats, le rapport parle de 138 disparitions forcées, 376 cas de violences basées sur le genre et 201 cas de torture.

Les cas d’arrestations et de détention arbitraires eux, s’élèvent à 1964 sur les trois ans,.

De la réconciliation nationale

Iteka trouve qu’aucune initiative basée sur les éléments importants disponibles n’a été prise par Ndayishimiye pour réconcilier le peuple burundais.

Les éléments dont il est question sont en l’occurrence : la réhabilitation des Accords d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation, la mise en application du jugement de la Cour de justice l’EAC en rapport avec l’invalidité du dernier mandat de Pierre Nkurunziza, l’annulation des mandats d’arrêt émis contre des personnalités politiques et des membres de la société civile et des médias, la réhabilitation des organisations de la société civile et médias radiés et détruits.

Il n’y a pas encore eu de réaction de la part de l’autorité du Burundi.

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Photo : le président Évariste Ndayishimiye passe les troupes en revue en marge de la célébration de la fête de l’indépendance dans la ville commerciale Bujumbura, le premier juillet 2022

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