Burundi : les péchés de Bunyoni loin d’être précis

Burundi : les péchés de Bunyoni loin d’être précis

La cour suprême du Burundi a annoncé jeudi que le procureur général continue à fouiller pour trouver de nouvelles allégations dans l’affaire-Bunyoni. La porte-parole de la cour suprême et du bureau du procureur général qui l’a déclaré dit que le procureur a de nouvelles informations susceptibles de mener vers de pistes de nouveaux crimes dans le dossier de l’ancien premier ministre Alain Guillaume Bunyoni. (SOS Médias Burundi)

C’est dans une émission publique des porte-paroles des institutions étatiques que la porte-parole du procureur général l’a annoncé. Elle répondait à une question d’un journaliste local.

« Dans un premier temps, il avait été poursuivi d’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat, atteinte à l’économie nationale et abus du pouvoir pour intérêts personnels auxquels se sont ajoutés la détention illégale d’armes et outrage à chef de l’État », a indiqué Agnès Bangiricenge.

Elle a dit que « le procureur a interjeté appel après que son avocat ait voulu s’opposer à sa détention préventive. Le procureur a reçu de nouvelles informations pouvant mener à de nouvelles allégations », a-t-elle insisté.

Des habitants venus assister à l’émission publique des porte-paroles des institutions étatiques à Muramvya, le 13 juillet 2023

Un des animateurs de l’émission a voulu avoir plus d’éclaircissement sur l’infraction concernant la détention illégale d’armes alors que Bunyoni est un général de police.

« C’est toi qui le voit et le dit ainsi. Si on parle de détention illégale d’armes, c’est que l’on a trouvé chez lui d’autres armes en plus des armes qu’il est autorisé à avoir », a-t-elle répondu avec colère.

Début mai cette année, Alain Guillaume Bunyoni a été transféré à la prison centrale de Ngozi (nord du Burundi) après avoir séjourné pendant plusieurs jours dans un cachot du SNR (Service national des renseignements) dans la ville commerciale Bujumbura.

LIRE AUSSI :

Affaire-Bunyoni : l’ancien premier ministre désormais locataire de la prison de Ngozi

Human Rights Watch a exigé des autorités burundaises un procès équitable et la présence des observateurs internationaux pour que « les droits de Bunyoni soient respectés ».

L’ancien rebelle Hutu sous sanctions américaines avait été démis de ses fonctions par le président Évariste Ndayishimiye début septembre 2022 dans des circonstances obscures.

____________________

Photo : les porte-paroles du gouvernement, de la cour suprême et du président Ndayishimiye avec les animateurs de l’émission publique des porte-paroles des institutions étatiques à Muramvya, le 13 juillet 2023

Previous Guerre à l'Est de la RDC : Uhuru Kenyata à Goma pour des discussions sur le pré-cantonnement du M23
Next Muyinga : des tombes vandalisées

You might also like

Politique

Trois membres du CNL interpellés à Kinyinya

Jean Créature Barangenza, Léonard Ndindiriyeburenguko et Désiré Semene ont été tous interpellés par des Imbonerakure en collaboration avec la police sur les collines de Yanza et Vumwe, dans la commune

Politique

Élections sénatoriales: le CNDD-FDD remporte sans surprise

C’est ce lundi qu’ont lieu les élections sénatoriales au Burundi. Sauf dans certaines provinces où elles se sont déroulées sur fond d’intimidations comme à Rumonge ( sud-ouest) et Bujumbura (

Politique

Busoni : une démonstration de force des Imbonerakure face aux militants d’opposition

La zone de Nyagisozi, située dans la commune de Busoni, province de Kirundo, au nord du Burundi, est en proie à une montée des tensions ces derniers mois. La population