Nduta (Tanzanie) : plusieurs maisons détruites par une pluie torrentielle
Depuis jeudi dernier, une pluie mélangée à du vent secoue le camp de Nduta en Tanzanie. Plus de trente maisons ont été détruites . Les réfugiés sinistrés ne sont pas permis de les réhabiliter. (SOS Médias Burundi)
Les villages les plus vulnérables sont ceux des zones 5, 7 et 13. La pluie torrentielle a emporté une trentaine de maisons et plusieurs toilettes.
« Presque toutes les maisons détruites n’étaient que de nom car faites de toiture en bâches et presque sans murs durs. La raison est simple, l’administration du camp a interdit toute nouvelle construction ou réhabilitation », déplorent des réfugié burundais.
Pour le moment, plusieurs personnes sont restées sans abri.
« Il y en a qui dorment à la belle étoile, d’autres demandent refuge chez leurs voisins mais ce n’est pas une solution durable », notent-ils.
Danish Refugee Council, une ONG danoise qui s’occupe du volet protection à Nduta, plaide pour la réhabilitation des vieilles maisons mais se heurte au refus catégorique de l’administration du camp.

« La Tanzanie nous a signifiés à maintes reprises ceci : que celui qui veut construire sa maison en dur rentre le faire chez-lui. Donc, même aujourd’hui, personne n’est autorisé à réhabiliter une maison, pas même une toilette détruite. On nous force de nous enregistrer pour un rapatriement que nous jugeons forcé », soulignent des leaders communautaires burundais.
Le HCR saisi, explique que s’il obtient l’aval de l’administration du camp, il pourrait chercher des abris pour les victimes de ces catastrophes naturelles. Cette agence onusienne fait néanmoins savoir qu’elle concentre ses efforts sur le rapatriement volontaire.
Nduta compte plus de 76 mille Burundais.
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Photo : une maison détruite à Nduta, septembre 2023
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