Nakivale (Ouganda) : plus de 50 maisons détruites par des pluies diluviennes

Nakivale (Ouganda) : plus de 50 maisons détruites par des pluies diluviennes

Il pleut abondamment ces derniers temps dans la partie de l’Afrique de l’Est suite au phénomène météorologique “El Niño”, qui a provoqué d’importantes inondations, notamment en Ouganda. Le camp de Nakivale en subit d’enormes conséquences car plusieurs maisons sont emportées par ces pluies. (SOS Médias Burundi)

La Corne de l’Afrique ne s’était pas encore relevée d’une sécheresse dévastatrice qui a affecté des millions de personnes lorsqu’elle a été balayée ces derniers jours par des pluies diluviennes liées au phénomène météorologique «El Niño», qui ont provoqué d’importantes inondations, notamment au Kenya, en Somalie et en Éthiopie.

Le camp de Nakivale en Ouganda, construit d’une façon anarchique en souffre aussi.

Une crue soudaine de la rivière Nakivale environnant le camp n’a laissé d’autre choix à plus d’une centaine de personnes que d’abandonner leur logement de fortune pour se réfugier chez leurs voisins en peu épargnés par les eaux.

« L’on décompte déjà plus de 50 maisons et une centaine de toilettes complètement détruites. Plusieurs autres sont sur le point de s’effondrer. Nous en appelons à l’aide d’urgence car plusieurs personnes sont restées sans abri », racontent des leaders locaux.

La partie la plus touchée est le village de «Kashojwa B », cette partie très peuplée n’a aucune forme de canalisation d’eaux ni de caniveaux, raison pour laquelle, elle enregistre plus de victimes, expliquent des réfugiés.

Ils craignent des maladies des mains sales comme le choléra ou encore le paludisme, sans parler de famine car les pluies diluviennes ont aussi emporté beaucoup de cultures et des vivres qui se trouvaient dans les stocks des maisons démolies.

Au camp de Nakivale, le HCR ou d’autres partenaires humanitaires ne s’occupent plus des reconstructions des maisons, le camp étant placé dans la phase « réinstallation et réintégration » où les réfugiés cohabitent avec les communautés d’accueil.

«La seule différence est qu’eux ils sont chez eux, ont des moyens de bord pour se prendre en charge et reconstruire leurs maisons , mais nous qui n’avons rien, qui sommes vulnérables, comment pouvons-nous reconstruire nos maisons ? », s’interrogent des réfugiés qui appellent à l’aide d’urgence, considérant cette situation de catastrophe naturelle.

Nakivale compte plus de 140.000 réfugiés dont plus de 33 mille Burundais.

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Photo d’illustration : une petite fille devant un logement de fortune au camp de Nakivale, crédit photo : Alamy

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