Burundi : les deux ailes opposées de l’UPRONA aplanissent leurs différends

Burundi : les deux ailes opposées de l’UPRONA aplanissent leurs différends

Les deux camps du parti UPRONA* ont décidé de se remettre ensemble en vue des prochaines élections.Ils indiquent qu’ils se sont convenus pour une communication commune sur tout ce qui se passe tant à l’interne qu’en dehors du parti.La réunification s’est faite ce week-end au siège du parti en mairie de Bujumbura. (SOS Médias Burundi)

Après une dizaine d’années de division, la réunification s’annonce effective.

Olivier Nkurunziza, le président du parti, annonce qu’il s’agit d’un aboutissement de plusieurs réunions entre ces deux parties qui se sont convenues de se remettre ensemble pour l’intérêt du parti et de la nation.

Les sessions de dialogue ont duré deux ans, comme l’a souligné Olivier Nkurunziza.

« C’était la volonté des deux côtés de se remettre ensemble, de dialoguer et de voir effectivement les questions dont il fallait débattre et trouver des consensus et des compromis. Nous approchons des élections, on a estimé qu’il était bien que la direction actuelle continue à diriger le parti mais en collaboration avec d’autres Badasigana ( nom attribué aux membres de l’UPRONA) », a déclaré M.Nkurunziza.

Selon lui, ils se sont tous rendus compte que les divisions au sein de ce parti n’ont en définitive avantagé aucune des parties.

L’autre camp dirigé par Tatien Sibomana salue également la réunification.

« La première plus-value que nous apportons, ce sont nos hommes. Nous amenons des Badasigana intelligents, intègres, qui ont manifesté l’amour du parti sans contrepartie. On prenait même des risques sans espérer récolter quoi que ce soit », a indiqué Tatien Sibomana.

Tatien Sibomana jusque là dans l’aile de l’UPRONA non reconnue par le gouvernement

Pour lui, son camp amène des militants qui seront utiles au parti en apportant de l’expertise au parti, proposer des solutions aux problèmes qui hantent les membres de ce parti et le pays. Ils comptent travailler de concert avec l’autre camp pour permettre à leur parti de franchir un autre cap et peut-être même retourner aux affaires comme l’a suggéré Tatien Sibomana.

Cet acte posé par les parties en dissension du parti de Rwagasore (héros de l’indépendance du Burundi) devrait servir d’exemple pour d’autres formations politiques ayant connu des problèmes similaires, surtout à la veille des élections, selon Olivier Nkurunziza qui avoue que son parti a connu moult problèmes durant une dizaine d’années de scission.

Signalons que l’UPRONA n’est pas représenté au gouvernement, mais dispose de deux députés à l’Assemblée nationale avec un siège au bureau de la chambre basse du parlement, et d’un membre au sein de l’Assemblée législative de la communauté Est-Africaine, EALA.

UPRONA *: L’Union pour le progrès national, le parti qui a cherché l’indépendance du Burundi

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Photo : au milieu, Olivier Nkurunziza, responsable du parti UPRONA reconnu par le gouvernement burundais

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