Bujumbura : le siège du groupe de presse Iwacu visé par des jets de pierres
Des personnes non encore identifiées ont jeté des pierres dans la parcelle abritant les bureaux du groupe de presse Iwacu situés dans la ville commerciale Bujumbura dans la nuit de lundi. Les responsables de ce médium indépendant qualifient cet acte d’intimidation et appellent le CNC à intervenir. (SOS Médias Burundi)
Ce mardi, un reporter SOS Médias Burundi s’est rendus à Iwacu, les diifents employés étaient au travail.
Des véhicules sans carburant sans doute sont garés dans la parcelle. Deux hommes, la cinquantaine apparemment, sont assis à l’entrée. Ce sont des chauffeurs.
A l’entrée du service rédaction, près d’une dizaine de pierres sont visibles. Elles ont été jetées la nuit de lundi.
D’autres pierres ne sont pas facilement remarquables parce qu’il y a d’autres pierres dans le parking. Les six véhicules qui y sont garés ont été épargnés.
A la façade sud de la clôture d’Iwacu se trouve une position policière. Ce sont les agents affectés à ce poste qui sont intervenus.
Dans la parcelle qui suit, presqu’au sud-est, une très belle villa, presque neuve, avec deux portails, y est érigée.

Les pierres ont survolé le bâtiment abritant l’imprimerie d’Iwacu qui est à quelques mètres devant mais décalé à gauche du service-rédaction.
« C’était vers 19h30. J’étais encore au bureau à corriger quelques papiers. Les vigiles m’ont signalé la présence d’une silhouette bizarre qui a par après disparu », raconte Abbas Mbazumutima, directeur adjoint des publications à Iwacu. Le jet des pierres a commencé lorsque les vigiles sont allés vérifier ce qui se passait réellement comme il continue à le dire. Eux croyaient que peut-être c’étaient des voleurs, ce qui ne fut pas le cas.
Abbas Mbazumutima demande au Conseil national de la communication ( CNC) d’appeler les gens au calme et à la sérénité. Pour lui » la liberté d’expression est un des grands piliers de la démocratie. Vouloir couper ce pilier est en quelque sorte porter atteinte à la démocratie ».
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Aux collègues en général et aux salariés d’Iwacu en particulier, l’un des rares journalistes seniors encore au Burundi qui publie des éditoriaux qui fâchent, conseille d’exercer le métier de manière professionnelle et de « ne pas céder à toute forme d’intimidation ».
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Photo : le siège du groupe de presse Iwacu visé par des jets de pierres, crédit photo : Iwacu
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