Gitega : des tricheries dans l’octroi de la carte nationale d’identité à l’approche des élections de 2025

Gitega : des tricheries dans l’octroi de la carte nationale d’identité à l’approche des élections de 2025

Lors d’une réunion en vue de préparer la mise en place des membres des commissions électorales communales indépendantes (CECI) tenue jeudi dans la capitale politique Gitega, Monseigneur Évariste Nijimbere, évêque du diocèse anglicane de Buhiga, a dénoncé des tricheries déjà observées à l’approche des élections.Selon l’évêque, en 2020, l’on a vu des personnes qui détenaient deux cartes nationales d’identité, voire plus.Pour lui, la solution est la carte d’identité biométrique qui devrait couper court à cette pratique. (SOS Médias Burundi)

Monseigneur Nijimbere indique que le délai du 12 au 16 août alloué au dépôt des dossiers pour les membres de la commission électorale indépendante au niveau communal (CECI) est très court. Surtout que, selon lui, ils doivent chercher les attestations de résidence.

Daniel Manirakiza, responsable du parti Sahwanya FRODEBU dans la province Gitega, quant à lui, dit ne pas comprendre la pertinence des attestations de résidence, faisant remarquer que ce document ne figure pas sur la liste des papiers à fournir pour être membre d’une CECI.

Alors que la communauté musulmane n’est pas représentée ni dans la CENI, ni dans les CEPI, le représentant de la COMIBU (Communauté Islamique du Burundi) dans la province Gitega, Alizadi Minani, réclame une large représentativité dans les CECI, y compris de la communauté musulmane.

De son côté, au nom de l’Association pour une jeunesse africaine progressiste (AJAP ) à Gitega, Protais Icurabuhoro, lance un clin d’œil aux jeunes de ne plus écouter les politiciens qui leur confient des missions impossibles. Il leur a conseillé d’agir tout en sauvegardant la paix et la sécurité.

Réagissant aux interrogations des participants, le président de la CEPI-Gitega, Joseph Maniraho a dit que l’attestation de résidence ne constitue pas un critère d’élimination dans les CECI, mais que tout le monde ne peut pas être retenu suite aux effectifs nécessaires très limités.

Le nombre passe de 5 à 7 membres par CECI et la nouvelle province de Gitega qui dispose de neuf communes comptera un total de 63 membres des CECI .

Selon toujours Joseph Maniraho, président de la CEPI-Gitega, les listes des candidats retenus seront affichées aux chefs-lieux des communes. Ils prêteront serment le 29 août et entreront en fonction à partir du 1er septembre 2024.

L’opération d’enrôlement des électeurs est prévue du 22 au 31 octobre 2024.

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Photo : un homme dans un bureau de vote au Burundi © SOS Médias Burundi

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