Bubanza : le maïs grillé, une source modeste de revenus sur les voies publiques
Dans le centre commercial de Bubanza, à l’ouest du Burundi, les abords du marché principal et des buvettes sont animés par des mamans qui grillent du maïs pour le vendre aux passants. Un épi de maïs grillé se négocie à 1.000 francs burundais. (SOS Médias Burundi)
Ces vendeuses de maïs grillé expliquent que leurs principaux clients sont des commerçants, des passants pressés, ainsi que des personnes trop occupées pour s’arrêter et prendre un repas au restaurant.
Depuis l’augmentation du prix du kilogramme de viande, qui a fait grimper celui des brochettes, ces vendeuses ont vu une opportunité. Le maïs grillé est devenu une alternative accessible à la viande dans certains bistrots.

« Tout est devenu très cher. Les coûts de transport ont explosé à cause de la pénurie de carburant, et le prix du charbon de bois est également élevé. Vendre un épi de maïs à moins de 1.000 francs serait une perte », témoigne une vendeuse installée le long de la route principale.
Malgré tout, ces femmes tirent de cette activité de quoi subvenir, tant bien que mal, aux besoins essentiels de leurs familles.
_______________________________________________
Photo : une vendeuse de maïs grillé dans une rue du chef-lieu de Bubanza, décembre 2024 © SOS Médias Burundi
You might also like
Internet au ralenti : l’exaspération monte chez les travailleurs burundais
SOS Médias Burundi Bujumbura, 21 novembre 2025- La mauvaise qualité de la connexion Internet paralyse la productivité au Burundi. Travailleurs et entreprises tirent la sonnette d’alarme face à des perturbations
Burundi : une entreprise du secrétaire général du parti CNDD-FDD accusée de concurrence déloyale
Plusieurs producteurs et grossistes se lamentent de la concurrence déloyale d’Eagle Mineral Water, une entreprise de production d’eau minérale portant le même nom. Cette entreprise appartient à la fondation « Pax
Burundi – Engrais introuvables : des agriculteurs ont payé, mais attendent toujours
SOS Médias Burundi En pleine saison culturale, des milliers d’agriculteurs burundais attendent toujours l’engrais urée pourtant déjà payé. Une situation critique qui met en péril leurs récoltes, relance le débat
