Bujumbura et Gitega : manque d’essence suivi de spéculations sur le prix du ticket de transport

Bujumbura et Gitega : manque d’essence suivi de spéculations sur le prix du ticket de transport

Des pénuries d’essence sont constatées dans les capitales économique Bujumbura et politique Gitega depuis la semaine dernière. Les conséquences sont nombreuses. Les transporteurs en commun ont revu à la hausse le prix du ticket pour passagers. Les concernés se plaignent et demandent aux autorités du ministère en charge du transport de sortir du silence. (SOS Médias Burundi)

Notre reporter a effectué un tour dans la ville de Bujumbura pour s’enquérir de la situation. « Au nord de la ville de Bujumbura, il s’observe de longues files indiennes de motos, tricycles communément appelés Bajaj ou Tukutuku et de véhicules à essence devant des stations. Tous attendent d’être servis alors que les pompistes disent qu’ils n’ont pas de carburant. Des chauffeurs en colère reprochent aux responsables de stations de ne pas distribuer le produit pour spéculer sur le prix », a-t-il remarqué.

Et d’ajouter, « Seuls les véhicules à mazout étaient approvisionnés ». « Nous avons eu écho qu’il y a de l’essence. Mais on ne nous sert pas depuis 9h du matin. Voyez, il est déjà 14h. C’est intenable, mais on n’a pas d’autre choix quand on n’a pas beaucoup d’argent pour aller s’approvisionner sur le marché noir », ont réagi en colère des conducteurs de taxi moto.

De longues files sur une station d'essence à Bujumbura
De longues files sur une station d’essence à Bujumbura

Gitega

À Gitega, seules trois stations sur quatorze que compte la ville distribuent par alternance le carburant. Là, le problème a commencé il y a plus d’une semaine et des demandeurs sont obligés de passer plusieurs heures sur de longues lignes sans être sûrs d’être servis. « Souvent, des véhicules de la police ou des autres autorités connues viennent et sont prioritairement servis . Et nous, nous sommes là depuis des heures à attendre. Plus grave encore, c’est quand ils emmènent de gros barils de centaines, voire de milliers de litres à remplir. Des fois ils vident tout le carburant et on nous dit que c’est terminé », déplorent-ils.

Conséquence

À Bujumbura comme à Gitega, les conséquences de cette carence sont nombreuses. Les voyageurs surtout sur le long trajet ont vu le prix du ticket de voyage augmenté jusqu’à deux mille francs burundais. C’est le cas des trajets Gitega-Ngozi (nord), Gitega-Muyinga (nord-est), Gitega-Ruyigi (est) et Gitega-Bujumbura.

Des conducteurs de taxis moto attendent d'être servis dans la ville de Gitega
Des conducteurs de taxis moto attendent d’être servis dans la ville de Gitega

Pour le reste des déplacements effectués localement à Gitega, dans la ville de Bujumbura et leurs environs, l’augmentation du prix du ticket à moto, à tricycle ou taxi voiture varie entre 500 et 1000 francs.

Le ministère en charge du transport n’a jusqu’ici fait aucune communication sur la cause de ce manque de carburant encore moins sur la hausse du prix du ticket de transport mais le directeur général en charge du carburant a promis de s’exprimer ce mercredi.

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Photo : des tricycles et véhiculés sur une station à Bujumbura

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