Mulongwe : la surpopulation dans les écoles accueillant les enfants des réfugiés burundais du camp de Mulongwe

Mulongwe : la surpopulation dans les écoles accueillant les enfants des réfugiés burundais du camp de Mulongwe

Les écoles qui accueillent des enfants réfugiés burundais à Mulongwe, dans la province du Sud-Kivu à l’est de la République démocratique du Congo (RDC), font face à une surpopulation alarmante. Cette situation suscite l’inquiétude des parents, des enseignants et des responsables des réfugiés. (SOS Médias Burundi)

Dans plusieurs établissements, notamment l’école primaire Kasaba 2, les salles de classe sont bondées, rendant l’apprentissage difficile. Protais Nsabiyaremye, enseignant de première année à cette école, décrit une réalité accablante : « Dans ma classe, il y a 180 élèves. Certains sont assis sur des bancs, d’autres par terre, et d’autres encore restent debout. »

À l’école Kasaba 2, certaines classes comptent plus de 200 élèves. Dans d’autres établissements proches du camp, comme Smade, situé à environ deux kilomètres, les élèves doivent parfois étudier dans des conditions précaires, faute de places et d’équipements adaptés.
Une situation aggravée par l’arrivée de nouveaux réfugiés

Depuis le début de l’année scolaire 2024-2025 en septembre dernier, le nombre d’élèves a triplé dans certaines écoles en raison de l’arrivée de nouveaux réfugiés transférés depuis les camps temporaires de Kavimvira et Sange situés sur le territoire d’Uvira non loin de la frontière avec le Burundi.

Selon Déo Ntakirutimana, président des réfugiés burundais du camp de Mulongwe, environ 15 000 personnes vivent actuellement dans ce camp.

Des conséquences sur la scolarisation

La surpopulation et le manque de fournitures scolaires poussent certains élèves à abandonner les cours. N. Béni, élève en cinquième année, raconte : « Chaque matin, je vais pêcher à la rivière Mutambala ou au lac Tanganyika, car il m’est impossible d’étudier dans une classe de plus de 150 élèves. »

Les parents partagent ces préoccupations. Dominique N., dont les enfants fréquentent les écoles Kasaba 2 et Smade, s’inquiète des répercussions sur l’éducation de ses enfants : « Une telle surpopulation compromet leur avenir scolaire. »

Des appels à l’aide ignorés ?

Face à cette crise, les enseignants demandent la construction de nouvelles salles de classe pour offrir de meilleures conditions d’apprentissage. Par ailleurs, certains parents plaident pour que les écoles cessent temporairement d’inscrire de nouveaux élèves, arguant que les infrastructures actuelles ne peuvent plus répondre aux besoins.

Selon Déo Ntakirutimana, des démarches ont été entreprises auprès du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) afin d’obtenir une aide urgente. Toutefois, aucune solution concrète n’a encore été mise en place, laissant les élèves et les enseignants dans une impasse.

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Photo : des enfants dans une salle bondée au camp de réfugiés burundais de Mulongwe situé dans l’est du Congo © SOS Médias Burundi

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