Photo de la semaine : arrestation d’une journaliste burundaise à Mulongwe, soupçonnée de liens avec le groupe Red-Tabara

Photo de la semaine : arrestation d’une journaliste burundaise à Mulongwe, soupçonnée de liens avec le groupe Red-Tabara

SOS Médias Burundi

La journaliste burundaise Gérardine Ingabire, réfugiée en République démocratique du Congo et employée de la radio communautaire Amani FM à Malindi, a été arrêtée le mardi 16 avril aux environs de 14 heures par des agents de la Commission nationale pour les réfugiés (CNR). Elle est actuellement détenue au commissariat de police de Mulongwe, dans le territoire de Fizi, province du Sud-Kivu ,à l’est du Congo.

Selon plusieurs témoins, Mme Ingabire a été interpellée alors qu’elle se rendait à son lieu de travail. Des rumeurs relayées dans son voisinage l’accusent de collaboration avec le groupe rebelle burundais Red -Tabara, notamment en facilitant des réunions et en hébergeant des membres du mouvement. À ce stade, ces accusations n’ont pas été confirmées par des sources officielles.

Le groupe Red -Tabara, actif dans l’est de la RDC et accusé de plusieurs attaques au Burundi, est considéré à la fois par les autorités burundaises et congolaises comme un mouvement terroriste.

Contactée, la CNR a refusé de commenter l’affaire. Du côté de la société civile, seules quelques organisations locales de femmes travaillant dans les médias à Fizi ont été informées de l’arrestation.

Dans un communiqué, la direction d’Amani FM s’est dite profondément préoccupée par l’incarcération de son animatrice et rejette fermement les allégations portées contre elle. « Ces accusations semblent gratuites et montées de toutes pièces », déclare Stanislas Woanga Kamengele, directeur de la radio, qui ajoute qu’aucune preuve concrète n’a été présentée par les autorités jusqu’à présent.

La direction souligne également que Mme Ingabire est actuellement détenue séparée de son bébé qu’elle allaite encore, une situation qui suscite une vive émotion parmi ses proches et collègues.

Cette arrestation intervient dans un contexte sécuritaire tendu dans le territoire de Fizi, théâtre d’activités de plusieurs groupes armés locaux et étrangers.

Des appels à la libération immédiate de la journaliste commencent à émerger parmi des acteurs de la société civile et des défenseurs des droits humains, qui demandent le respect des droits des réfugiés et des travailleurs des médias.

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Notre photo : la journaliste burundaise Gérardine Ingabire détenue par la police congolaise

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