Burundi : le CNC suspend la synergie des médias privés sur une pénurie de carburant qui dure depuis 56 mois
SOS Médias Burundi
Bujumbura, 16 août 2025- Le Conseil National de la Communication (CNC) a suspendu, ce jeudi, la synergie des médias privés prévue par plusieurs radios et journaux du pays, dont Radio Bonesha FM, Radio Isanganiro, Radio Rema FM, Radio Shima et Radio Agaseke. Cette synergie devait porter sur les conséquences de la pénurie de carburant qui sévit depuis 56 mois et affecte quotidiennement la vie des Burundais.
Les responsables de ces médias déplorent cette décision, qu’ils jugent attentatoire à la liberté d’expression, et demandent au CNC de respecter la loi sur la presse.
Une synergie sur la pénurie de carburant
Selon les usages, lorsqu’une synergie est prévue, les médias doivent simplement informer le CNC pour obtenir un accord, sans qu’aucune autre condition ne soit imposée. Mais ce jeudi, le CNC a refusé la tenue de la synergie, arguant que le sujet proposé « n’a pas de sens » et demandant aux médias de fournir préalablement les éléments d’information à diffuser. Les responsables des médias ont refusé cette exigence, rappelant que les rédactions sont souveraines, conformément à la loi sur la presse.
Une atteinte à l’information
Pour les responsables des médias, cette décision prive la population, tant nationale qu’internationale, d’informations essentielles. Ils appellent le CNC à garantir le respect de la liberté d’expression et à permettre aux médias de travailler en toute indépendance.
La synergie devait également inclure le groupe de presse Iwacu et les magazines Jimbere et Ingomag. Prévue pour le jeudi 14 août, elle était financée par La Benevolencija, une ONG hollandaise.
________________________________________________
Photo : Des journalistes burundais rassemblés à la Maison de la Presse dans la ville commerciale Bujumbura la veille des législatives du 5 juin 2025. © SOS Médias Burundi
You might also like
Bujumbura : la journaliste Sandra Muhoza transférée dans un cachot des renseignements
Sandra Muhoza a été transférée ce lundi dans un cachot du Service national des renseignements (SNR) à Bujumbura, la ville commerciale. Selon nos sources, cette journaliste qui souffre d’une maladie
Ngozi : le parquet réclame 12 ans de prison pour la journaliste Sandra Muhoza
SOS Médias Burundi Ngozi, 19 décembre 2025 – Au Tribunal de Grande Instance de Ngozi dans le nord du Burundi, le parquet de la République a requis, ce vendredi, une
Burundi : le président Neva gracie les journalistes d’Iwacu
Ils ont été libérés en fin d’après-midi. Toutes les charges qui pesaient sur eux ont été abandonnées. Dans un décret signé le 23 décembre le chef de l’État spécifie que
